La BCE a acheté 300 milliards d’euros d’actifs publics en six mois de QE
La Banque centrale européenne (BCE) a globalement respecté ses objectifs en achetant quelque 300 milliards d’euros d’actifs publics au cours des six premiers mois de son programme d’assouplissement quantitatif (QE).
Entre le lancement du QE en mars dernier et la fin du mois d’août, la BCE et les banques centrales de l’Eurosystème ont acheté 292,3 milliards d’euros de titres d’Etats de la zone euro et de titres d’agences. Les achats de titres publics ont ralenti en août avec 42,8 milliards d’euros ce qui porte la moyenne mensuelle d’achats à 48,7 milliards d’euros. En ajoutant les achats d’obligations sécurisées et de titrisations, le QE n’a représenté que 51,6 milliards d’euros d’achats de titres au mois d’août. Un montant sensiblement inférieur à l’objectif de 60 milliards d’euros d’achats d’actifs chaque mois.
La BCE avait prévenu qu’elle pourrait ralentir le rythme des achats durant l’été en raison de la moindre liquidité des marchés et qu’elle anticiperait ces changements au cours des mois précédents. En fin de compte, «sur une base agrégée, la BCE est toujours en ligne avec sa cible de mensuelle de 60 milliards d’euros d’achats, compte-tenu des montants plus élevés acheté en mai, juin et juillet (à respectivement 63,1 milliards, 62,9 milliards et 61,3 milliards d’euros)», écrit Jussi Harju, de la recherche taux de Barclays. Depuis le lancement de ses différents programmes d’achats et jusqu’à la fin de la première semaine de septembre, la BCE avait acheté 301,4 milliards d’euros de titres d’Etats et de titres d’agences en respectant globalement la clé de répartition de la BCE et l’objectif de 12% de titres d’agences. Elle avait aussi acheté 112,2 milliards d’euros d’obligations sécurisées et seulement 11,5 milliards d’euros de titrisations alors que le marché européen de la titrisation tourne au ralenti.
Pour garantir la bonne marche de ses achats, la BCE a décidé la semaine dernière de relever, au cas par cas, le plafond de titres d’une même émission qu’elle peut acheter de 25 à 33%. La banque centrale a par ailleurs répété qu’elle était déterminée à poursuivre son QE, comme prévu, jusqu’au mois de septembre 2016, voire plus longtemps si nécessaire. Elle a également affirmé qu’elle était prête à modifier son programme que ce soit en termes, d’intensité, de durée ou de composition des achats alors qu’elle vient de réviser ses prévisions d’inflation à la baisse.
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