La Banque Nationale Suisse garde ses euros en réserve
Après avoir massivement acheté des euros au premier trimestre de 2012 pour maintenir son taux plancher à 1,20, la Banque Nationale Suisse (BNS) les a recyclés à la fin de l’année. La part des investissements en euros de la BNS (hors dérivés de change) est retombée à 50% au dernier trimestre 2012 après être montée à 60,1% au deuxième trimestre de l’année.
Elle a cependant légèrement augmenté, en comparaison du troisième trimestre de 2012 où elle était à 49%. «La répartition des réserves de change confirme que la BNS a cessé de diversifier ses investissements au détriment de l’euro», écrit Valentin Marinov, stratégiste change chez Citi. «La BNS ne s’est pas engagée dans une réallocation de ses réserves», souligne-t-il précisant que la part en yen a diminué mais très légèrement.
Le stratégiste souligne par ailleurs que la proportion de placements en actifs notés AAA a sensiblement diminué entre le troisième et le quatrième trimestres 2012 de 86% à 78% tandis que celle des actifs notés AA a bondi de 10% à 17%. Ce mouvement pourrait s’expliquer par la dégradation de la France par Moody’s en novembre dernier qui n’aurait donc pas dissuadé la banque centrale d’acheter des titres français et de maintenir ses investissements en euro.
Depuis la fin de l’été dernier, l’embellie sur les marchés financiers européens a profité à la monnaie unique face au franc suisse. Le renforcement est encore plus net depuis le début de l’année. La parité était à 1,234 hier contre 1,208 le premier janvier dernier. Un niveau bien supérieur à celui du taux plancher de 1,20 fixé par la banque centrale en janvier 2011 pour soutenir son économie et notamment ses exportateurs. Cette détente n’a pas empêché le montant des réserves de changes d’atteindre 432,2 milliards de francs suisses au quatrième trimestre.
{"title":"","image":"79287»,"legend":"La part des r\u00e9serves en euros de la BNS est retomb\u00e9e \u00e0 50% fin 2012.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La concentration bancaire reste à la main des Etats
Alors qu'Intesa remet une pièce dans le jeu des fusions bancaires, les vaines tentatives se sont multipliées en Europe ces dernières années. L'absence d’Union bancaire a souvent été mise en avant pour expliquer ces échecs, mais les opérations ratées, qu’elles soient locales ou transfrontalières, ont avant tout été arrêtées par le pouvoir politique. -
La Chine somme ses fonds d'investissement de servir l'Etat et l'innovation
La China Securities Regulatory Commission appelle l'industrie des fonds à servir les priorités stratégiques nationales plutôt que les engouements de marché. -
Plus que jamais confiant dans le potentiel des logiciels, Hg monte au capital de son véhicule coté
Le gérant britannique, spécialiste du logiciel d'entreprise, va porter de 6% à au moins 15% sa participation dans HgCapital Trust jugeant que la décote de ce véhicule coté au London Stock Exchange constitue une opportunité à ne pas manquer. -
Roche signe une collaboration avec l’américain Nurix en oncologie
Le laboratoire suisse pourrait débourser jusqu’à 3 milliards de dollars dans le cadre de ce partenariat. Les deux partenaires comptent développer le bexobrutideg en immunologie et en neurologie. -
La guerre dans le Golfe fait chuter la rentabilité du transport aérien mondial
Le bénéfice net des compagnies membres de l’Iata est attendu en recul d’environ 49% à 23 milliards de dollars pour 2026. Les transporteurs du Golfe persique devraient basculer dans le rouge. -
Les tensions au Moyen-Orient pèsent à nouveau sur les marchés
Les nouvelles attaques sur l’Iran provoquent une hausse du pétrole. Les taux poursuivent leur hausse entamée vendredi après les chiffres de l’emploi américain. Les actions, notamment technologiques, chutent.
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- L’AMF s’apprête à clarifier les obligations des sociétés de gestion en matière de rémunération des distributeurs
- Derrière l’affaire Uzès Gestion, la délicate question de la direction de fait
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- L'allègement du reporting ESG divise à Bruxelles
- Greystar boucle le plus grand fonds résidentiel européen value-add
Contenu de nos partenaires
-
Jean-Hervé Lorenzi : « Notre grand problème, c’est le choc démographique à venir »
Le président du Cercle des Economistes juge que le vieillissement de la population coûtera entre 30 et 50 milliards d’euros par an d’ici trois à quatre ans. Pour la fin 2026, il table sur une croissance nulle, avec une inflation de l'ordre de 2 à 3 % -
LibertésLa fin programmée de la culture écrite ?
Dans quelques années, si ce qu’on voit se produire aujourd’hui se confirme, nous disposerons de monceaux d’écrits générés au kilomètre qui seront des AIGC (artificial intelligence generated content) -
L’Iran annonce la « cessation » des frappes visant Israël
Dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 juin, le régime iranien a tiré des missiles balistiques sur Israël, qui a riposté en frappant des « cibles » en Iran. Depuis, Téhéran a annoncé une « cessation » des frappes contre l’Etat hébreu