La Banque de France franchit un pas de plus dans son plan de restructuration
Le dialogue de sourds se poursuit entre les syndicats de la Banque de France et la direction à propos du plan de restructuration qui vise à supprimer 2.500 postes entre 2013 et 2020 tandis que 5.000 départs à la retraite ne seront pas remplacés. L’institution qui emploie 14.000 salariés a engagé une vaste réorganisation de son réseau.
Un pas de plus a été franchi avec une réunion de la Commission paritaire qui s’est tenue le jeudi 18 avril en présence des représentants des salariés et de Robert Ophèle, le sous-gouverneur de la Banque de France. Alors que la direction a vanté dans un communiqué un «dialogue nourri et constructif» et «de multiples ouvertures», les syndicats ont regretté de leur côté «une séance de pseudo négociation de plus de 5 heures» au cours de laquelle la direction est restée «arc-boutée sur ses positions».
«Au final, compte tenu des quelques modifications déjà acceptées lors de la précédente réunion du 13 février, la Banque s’en est tenue à une révision à la marge de son projet stratégique», soulignent la CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, le SNA (Syndicat national autonome), et Syndicam dans un communiqué commun.
Le plan prévoit notamment la fermeture de 34 des 72 caisses chargées du traitement des billets au lieu de 40 fermetures initialement prévues. «Nous avons seulement obtenu deux fermetures de caisse en moins à Nancy et à Saint-Etienne au cours de la dernière réunion.», indique Michel Felce, représentant du personnel au conseil général de la banque et membre du SNA. La déception est aussi de mise concernant la suppression de 59 services de traitement de dossiers de surendettement sur 96 contre 61 fermetures prévues à l’origine.
Pour les représentants des salariés, «cette restructuration drastique des implantations de la banque de France se traduirait par un important désengagement territorial et compromettrait la qualité des services rendus à la collectivité». Le projet validé par la tutelle ministérielle semble ficelé. Les négociations doivent toutefois se poursuivre le 24 mai lors d’un comité d’entreprise extraordinaire au cours duquel le volet social (mesures d’accompagnement..) sera abordé. Le plan doit entrer en application à partir de juillet 2013 s’agissant des fermetures de caisses, et 2015 pour les mesures liées au surendettement.
Depuis l’annonce du plan en septembre 2012, deux mouvements de grève nationale ont touché la Banque de France. Les salariés ont bien l’intention de se faire entendre dans les implantations régionales, préviennent les syndicats.
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