La Banque d’Angleterre détaille ses mesures pour encourager le crédit

Les banques britanniques pourront emprunter jusqu’à 5% du montant actuel de crédits contractés auprès de la BoE, soit 80 milliards de livres
Stéphanie Salti, à Londres

Outre-Manche, les banques vont pouvoir accéder à des milliards de livres de financement à bas prix à la condition de relancer un crédit en berne. La Banque d’Angleterre et le Trésor ont en effet dévoilé en fin de semaine dernière les détails du plan de financement pour le crédit (funding for lending scheme ou FLS) dévoilé il y a tout juste un mois au cours du discours traditionnel de Mansion House.

Ce dispositif, qui a pour ambition de relancer le crédit aussi bien à destination des entreprises que des particuliers, prévoit ainsi que les banques et spécialistes du crédit immobilier puissent emprunter pendant quatre ans jusqu'à l'équivalent de 5% du montant actuel de crédits qu’elles ont déjà contractés auprès de la BoE. Soit quelque 80 milliards de livres.

Ce plan, qui sera ouvert entre le 1er août 2012 et le 31 janvier 2014, est assorti d’un certain nombre de conditions. Les banques qui décideront d’y participer devront s’acquitter d’une commission annuelle de 0,25% mais elles devront en contrepartie s’engager à maintenir ou accroître leurs volumes de prêts. A l’inverse, si elles décident de réduire ces niveaux de prêts à hauteur de 5%, le taux de commission grimpera à 1,5%.

Dans tous les cas de figure, le coût total du financement restera inférieur à celui du marché à ce jour. La Banque d’Angleterre a indiqué que les garanties acceptées actuellement par le guichet de prêts Discount Window Facility (DWF) seront aussi acceptées dans le cadre du FLS (ndlr: portefeuilles de prêts ou d’hypothèques par exemple). «Plus les banques prêteront, plus elles pourront emprunter à la BoE», selon un communiqué.

Les commentateurs, qui ont apprécié la générosité du plan, s’interrogent néanmoins sur son impact: «le taux de participation à ce dispositif n’est pas connu», observe Simon Hayes, analyste au sein de BarCap. Selon Bloomberg, HSBC a d’ores et déjà indiqué qu’elle ne souhaitait pas y prendre part. L’analyste souligne aussi que les mauvaises conditions économiques actuelles rendent «la demande de crédit relativement insensible à l’offre de crédit».

Dans l’intervalle, la Banque d’Angleterre s’est engagée à publier tous les trimestres les niveaux d’emprunts des banques participantes.

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