La banque centrale néo-zélandaise durcit le ton sur le niveau de sa devise
Le resserrement monétaire en Nouvelle-Zélande attendra que la devise revienne à un niveau jugé «normal». Le message adressé par la banque centrale du pays (RBNZ) a bien été reçu par le marché des changes avec un recul de la devise de 0,4% hier contre le billet vert à 1,22, son plus faible niveau depuis janvier.
Bénéficiant d’un «effet hausse du dollar» lié au début de la normalisation monétaire américaine prévu mi-2015, le «kiwi» a cédé 7,7% de sa valeur face au billet vert sur les deux derniers mois, mais reste supérieur de 6% à ses niveaux de mi-2013 et de 8,5% à ceux de mai 2012.
Parallèlement, la devise s’est reprise de 4% depuis juillet contre le dollar australien, mais reste inférieure de 15% à ses niveaux de l’été 2012. Dans le même temps, sa dépréciation a été limitée à 2% contre euro depuis juillet, et à 2,5% contre yen, du fait de l’amplification et du maintien de politiques monétaires ultra-accommodantes de la part de la BCE et de la BoJ. De quoi inciter la RBNZ à laisser ses taux directeurs inchangés hier à 3,5% tant qu’elle continuera de juger le niveau de sa devise comme «injustifié et insoutenable».
Après avoir été la première banque centrale des pays développés à entamer un cycle de normalisation monétaire en relevant ses taux quatre fois consécutivement pour un total de 100 pb, la RBNZ a certes confirmé son intention d’orienter sa politique «vers un niveau plus neutre de taux directeurs». Elle a néanmoins ajouté qu’elle «entend prendre un peu plus de temps pour y parvenir». L’autorité voit désormais le taux monétaire à 3 mois, indicateur avancé des taux directeurs, à 3,8% fin 2014, et à 4,3% fin 2015, contre 4% et 4,7% anticipés il y a trois mois. «La RBNZ n’a fait qu’aligner ses projections de taux sur celles du marché», tempère Citigroup qui prévient d’un risque de voir le «kiwi» se redresser dans les prochaines semaines.
Barclays anticipe la prochaine hausse de taux de 25 pb au premier trimestre 2015 puis à 4,50% à la fin de l’année prochaine. Un niveau voisin de celui considéré comme «neutre» par la banque centrale et qui devrait parachever son cycle de resserrement. La révision à la baisse des perspectives d’inflation en Nouvelle-Zélande de 0,2 point à 1,4% cette année, pour un retour vers sa cible de 2% mi-2016 donne à la RBNZ des raisons d’attendre. Même si elle table désormais sur un ralentissement plus modéré de la croissance du PIB à 3,2% cette année, contre 3,8% en 2013 et 2,7% anticipé en juin.
Plus d'articles du même thème
-
Sanofi pénalisé en Bourse par l'abandon du développement du successeur du Dupixent
Le laboratoire français Sanofi accuse le coup en Bourse après l'annonce de l'arrêt du développement de l'amlitélimab contre la dermatite atopique, un traitement vu comme le successeur du Dupixent. -
L'éditeur allemand de logiciels SAP rassure avec ses résultats
Le profit opérationnel du groupe est pénalisé par les récentes acquisitions mais les dirigeants maintiennent leur cible de chiffre d'affaires cloud pour 2026. Suffisant pour que l'action reprenne des couleurs. -
Sarah Bagnon (KPMG) : « Non, les entreprises n'ont pas posé le crayon sur la directive CSRD »
Pour Sarah Bagnon, associée en charge des équipes ESG chez KPMG France et présidente de la commission durabilité de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, la première année a été celle de l'apprentissage du reporting durable. La deuxième est davantage celle de la consolidation. -
Tikehau voit plus grand dans la dette privée
La société d’investissement a bouclé le sixième millésime de sa stratégie européenne de direct lending à 5,2 milliards d’euros, un montant supérieur de 60% à celui du précédent véhicule. -
Invesco conclut la vente de l'immeuble Capital 8 au fondateur de Zara
Le montant de la cession de cet immeuble de bureaux situé près du parc Monceau serait inférieur à 800 millions d'euros. -
Volkswagen renonce à tout espoir de croissance cette année
Le constructeur automobile allemand a enregistré une forte baisse de ses profits au deuxième trimestre et il entend mener une importante restructuration qui pourrait entraîner la suppression de dizaines de milliers de postes.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- Fabrice Kremer va succéder à Guy Wagner en tant que directeur des investissements de BLI
- BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
- Echiquier Gestion Privée mise sur l'architecture ouverte pour séduire de nouveaux clients
- SBI Funds Management, co-entreprise d'Amundi en Inde, grimpe d'environ 9% pour ses débuts en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
Sur la route du Tour avec MacronDoutes sur le maillot vert
SERIE (13/13). A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. Ce vendredi 24 juillet, le peloton s'attaque à la mythique montée de l’Alpe d’Huez avant l'arrivée prévue dimanche à Paris. -
City trips en Italie : sept nouveaux hôtels à ne pas manquer à Florence et à Venise
Le luxe ne connaît pas la crise. La preuve avec l'Italie et les nombreux hôtels dont les ouvertures s’enchaînent depuis le début de la saison. Dans cette effervescence, deux villes se partagent le haut de l’affiche : Florence et Venise. Elles sont surtout le terrain de jeu des plus grands groupes de luxe qui - hasard du calendrier ? - investissent presque simultanément leurs plus belles adresses et rivalisent de moyens pour séduire les voyageurs. Reste désormais à choisir entre les deux. Ou, au contraire, à ne pas choisir du tout. A ce niveau de luxe, la question ne se pose sans doute même pas. -
Qui est qui ?Qui sont les six candidats à la succession d'Antonio Guterres en tant que secrétaire général de l’ONU ?
Les pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU éliront à partir du 30 juillet le nouveau secrétaire général de l’institution, qui traverse une période de crise