«Il reste un potentiel de resserrement des spreads en 2014 même s’il est limité»
- L’Agefi : Quel bilan dressez-vous de l’année 2013 sur le marché du crédit?
- Julien Daire : L’année a été une très bonne année pour le crédit puisqu’on a eu un mouvement de resserrement généralisé des spreads de crédit avec une nette surperformance des émetteurs à haut rendement (HY et périphériques). Même si la croissance s’est renforcée en 2013 dans les pays développés, les fondamentaux ne peuvent expliquer seuls l’ampleur du mouvement. En effet, ce mouvement est fortement lié au maintien de liquidités abondantes dans le marché avec la poursuite de l’augmentation des bilans de plusieurs banques centrales (en particulier de la Fed et la Banque du Japon). 2013 est aussi l’année de la surperformance du marché européen par rapport au marché américain du fait d’un impact moindre de la remontée de taux et d’une baisse du risque systémique en zone euro.
- Quelle est votre stratégie pour 2014 ?
- Nous restons positifs sur le crédit en dépit du resserrement de 2013 car nous pensons que la croissance mondiale devrait se renforcer sans pour autant que les banques centrales prennent le risque de durcir leur politique en 2014. Même si la Fed réduit graduellement son assouplissement quantitatif, elle va rester accommodante. Aujourd’hui, nous estimons qu’il reste un potentiel de resserrement des spreads au regard des niveaux d’avant la crise, même s’il est certes limité. Par contre, nous favorisons le crédit couvert en taux (risque asymétrique) en particulier sur l’investment grade. Nous continuons de préférer les émetteurs high yield et périphériques pour leur portage élevé et de surpondérer le crédit euro par rapport au crédit américain compte tenu du décalage de cycle économique (moins de risque spécifique).
{"title":"","image":"80535»,"legend":"Panel Cr\u00e9dits»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La France reconquiert un vrai vivier d’aspirants à la Bourse
Avec 33 entreprises susceptibles de rejoindre les marchés actions, l'Hexagone constitue le deuxième contingent européen de futures cotations, derrière le Royaume-Uni. Cependant, en Europe, l'heure n'est pas à l'optimisme : le nombre de candidats à une IPO est en recul de 40 % depuis début 2025. Alimentée par l'émergence de nouvelles solutions de liquidité, cette tendance présage de millésimes 2027-2028 bien ternes. -
L’accord entre l’Iran et Oman prolonge la baisse du pétrole
Les deux pays bordant le détroit d'Ormuz ont trouvé un accord sur les routes de transit, qui reste à finaliser, permettant à terme une réouverture du corridor. Le marché apprécie mais reste prudent. -
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
La société italienne dévoile trois stratégies qui s’appuieront sur des véhicules du gestionnaire français afin de proposer des fonds à faible coût. -
iM Global Partner renforce son expertise obligataire avec Longfellow IM
La plateforme multi-gestion annonce un partenariat avec Longfellow Investment Management afin de renforcer son offre à revenu fixe. -
La gestion d’actifs de L&G affiche une décollecte de 25 milliards de livres sterling au premier semestre 2026
Malgré sa décollecte, le gestionnaire d’actifs britannique voit ses actifs sous gestion grimper à 1.242 milliards de livres sterling à fin juin. -
Columbia Threadneedle Investments annonce trois nominations en Europe
Le gestionnaire d’actifs américain annonce deux arrivées pour son équipe obligataire à Londres, mais également un retour dans son équipe actions.
ETF à la Une
- BNP Paribas est reconduit comme banque dépositaire par la caisse de retraite obligatoire des experts-comptables italiens
- Citadel vole au secours d'un concurrent mis au tapis par la correction de la tech
- Amundi surfe sur une vague de records au deuxième trimestre 2026
- ICE frappe fort en rachetant la plateforme obligataire MarketAxess
- Gestion d'actifs : le bilan de juillet 2026
Contenu de nos partenaires
-
« Cette campagne va être d’un niveau de manipulation inouï » : Gabriel Attal à son tour ciblé par la désinformation russe
Après Raphaël Glucksmann et Edouard Philippe, c'est au tour du candidat Renaissance d'être visé par une manipulation russe sur la plateforme X -
EXCLUSIF« Les critiques contre X sont le fait d’une frange opposée à la liberté d’expression »
Le patron de X France dénonce une hostilité particulière en France contre le réseau social détenu par Elon Musk, visé par une enquête judiciaire, et défend les efforts de modération et de transparence de la plateforme -
CouscoussièrePourquoi la classe politique reste si dépendante au réseau social X
Malgré les appels au boycott, le réseau social d’Elon Musk demeure incontournable avec près de 600 millions d’utilisateurs actifs. Seuls quelques puristes à l’image de Sandrine Rousseau ont migré sur Bluesky, sacrifiant un peu de leur visibilité médiatique au nom de leurs valeurs.