« Il est pour le moment préférable de se concentrer sur nos marchés domestiques »
L’Agefi : Les récents événements au Japon vont-ils peser durablement sur les marchés actions ?
Yves Maillot: Oui. En plus des déséquilibres financiers et des problèmes géopolitiques, la catastrophe japonaise est un nouveau déclencheur de hausse de la volatilité.
Même s’il est trop tôt pour avoir une juste mesure de l’impact économique, il est clair que ces événements vont avoir un effet immédiat sur la consommation locale ainsi que sur la production industrielle.
En Asie, la place du Japon dans le secteur des technologies est centrale. Cette crise va donc beaucoup perturber le bon fonctionnement des économies de la région. L’effet est globalement récessif et modifie les prévisions de croissance. D’autre part, le coût de ces événements va déclencher des rapatriements de capitaux, perturbateurs pour les devises, mais aussi pour les marchés de taux et les marchés actions.
Quelles zones géographiques et quels secteurs privilégiez-vous ?
A court terme, il faut d’abord souligner le fait que ce sont encore les dettes souveraines des grands Etats qui bénéficient des retraits de capitaux sur les actions. Compte tenu de la volatilité de la situation, il est pour le moment préférable de se concentrer sur nos marchés domestiques, tout en maintenant une exposition sur les marchés de croissance dans les zones émergentes.
D’un point de vue sectoriel, la prudence est aussi de mise, exigeant de se concentrer sur des secteurs à bonne visibilité, bénéficiant de rendements élevés des dividendes. Mes choix se portent donc sur les télécoms, certaines utilities et des titres du secteur pétrole.
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