H2O AM prend des mesures pour rétablir la confiance
H20 Asset Management, la boutique de gestion de Natixis mise sous pression par la suspension de la notation d’un de ses fonds de la part de Morningstar, a annoncé lundi avoir cédé certaines obligations privées de son portefeuille et avoir réévalué ce dernier.
«Au vu du contexte actuel, les équipes de H2O AM ont décidé de comptabiliser ces créances non pas à leur valeur de marché en situation normale, mais à une valeur de cession complète immédiate, celle-ci ayant été déterminée sur la base de cotations pour transaction obtenues ce dimanche auprès de banques internationales, indépendantes de Natixis», a indiqué Natixis dans un communiqué où le groupe «soutient les mesures annoncées par H2O Asset Management et réaffirme les principes de son modèle multi-boutiques.»
Compte tenu des moins-values enregistrées, «déclenchées par des articles de presse qui ont asséché la liquidité de marché et élargi les fourchette de bid-ask», les fonds de H2O AM seront valorisés avec des décotes de 3% à 7%, a précisé la boutique dans un communiqué distinct.
Ces actifs représentent une exposition totale de moins 2% des encours des fonds de H2O AM concernés par ces placements. «La liquidité de ces titres est assurée et permettra de faire face à d’éventuels retraits supplémentaires si certains clients, préoccupés par le bruit médiatique, décidaient de vendre une partie de leurs fonds», ajoute Natixis.
H2O AM a par ailleurs renoncé jusqu'à nouvel avis à percevoir toute commission d’entrée sur ses fonds, une mesure mise en oeuvre il y a quelques mois.
L’action Natixis, qui avait plongé de 13,6% jeudi et vendredi, reprenait 1,20% lundi vers midi.
Plus d'articles du même thème
-
La Commission européenne publie des lignes directrices sur la liquidité des fonds monétaires
Peu visibles du grand public, ces géants discrets jouent un rôle central dans le fonctionnement de l’économie européenne. Bruxelles propose quelques nouvelles orientations pour assurer la liquidité des fonds monétaires. -
State Street IM ouvre un bureau à Madrid
Le gestionnaire d’actifs américain entrevoit une « importance croissante du marché espagnol ». -
Janus Henderson s’associe avec une société à Hong Kong dans l’alternatif
Son partenaire est Sun Hung Kai & Co. De nouveaux produits axés sur l’Asie seront développés. -
Colville Capital Partners s’entoure de conseils pour la gestion de ses fonds
La société de gestion a tiré les leçons de la longue traversée du désert de la gestion thématique. Le processus de gestion a évolué et l’équipe s’appuie désormais sur trois senior advisors, issus de milieux différents, pour renforcer ses domaines d’expertise. -
RBC BlueBay lance un fonds CLO face aux tensions dans le crédit privé
Les rachats s’accélèrent dans les fonds de crédit privé, avec des décotes atteignant jusqu’à 51 % sur la NAV. -
SBI et State Street lancent une joint-venture pour transformer l’épargne japonaise
La nouvelle entité, majoritairement détenue par SBI, proposera des fonds à faibles coûts et des ETF concurrençant notamment le fonds eMAXIS Slim All Country, dont les frais sont inférieurs à 0,06 %.
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionGénéral Charles Beaudouin: « L'édition 2026 d'Eurosatory est celle de la montée des périls »
Général Charles Beaudouin: « Dans moins de trois ans, une confrontation entre la Russie et l'Europe est possible. Les armées doivent s'y préparer » -
Un trajet, un billet : l'Europe dévoile son projet pour simplifier le train
Bruxelles - Bruxelles doit présenter mercredi son projet pour simplifier les trajets de train en Europe, grâce à une réservation sur une seule plateforme, en tentant de contraindre les compagnies ferroviaires à proposer les billets de leurs concurrents sur Internet. -
Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse