Dexia garde un mince espoir de finaliser la vente de Dexia AM à GCS Capital
Opération de la dernière chance. Dexia a annoncé hier l’arrêt des négociations avec GCS Capital qui aurait dû racheter Dexia Asset Management (AM) avant le 30 juin. Les discussions s’étaient poursuivies jusqu’au 15 juillet, date à laquelle «Dexia a décidé de dénoncer l’accord de cession, indique un communiqué publié hier par la banque franco-belge, confirmant une information du site Ignites. L’accord de vente prévoyant un préavis de dix jours ouvrés, la rupture des négociations sera effective le 30 juillet».
D’ici là, le fonds de Hong Kong GCS dispose d’un délai de grâce pour «remplir ses obligations contractuelles» et «finaliser la cession», selon les termes du communiqué. D’après une source proche du dossier, celle-ci n’est pas effective car Dexia n’aurait tout simplement pas été payé. L’accord de cession signé le 12 décembre dernier prévoyait un prix de cession de 380 millions d’euros.
Depuis, les actifs de Dexia AM ont continué à diminuer, passant de 77 milliards d’actifs à fin décembre 2012 à 73,2 milliards en mai, mais il n’y aurait pas d’obstacle à la transaction, assure la source. Le document de référence 2012 de Dexia stipule pourtant que le «prix de cession pourra faire l’objet d’un ajustement lors de la finalisation de la vente». Un nouveau rabais serait un coup dur pour Dexia qui avait déjà déprécié la valeur de Dexia AM de 130 millions d’euros dans ses comptes 2012. Le groupe franco-belge préfère souligner que «l’ensemble des autorisations réglementaires requises a été obtenu et la Commission européenne a donné son accord à la cession». GCS n’était pas joignable hier pour livrer sa version des faits.
Après la nationalisation de Dexia banque Belgique, la vente de la filiale turque DenizBank et de la BIL à Luxembourg, ou encore la constitution de la Sfil, nouvelle banque publique française des collectivités, la cession de Dexia AM constitue la dernière étape majeure du plan de cessions avalisé par la Commission européenne, en contrepartie des aides publiques reçues lors du deuxième sauvetage du groupe, à l’automne 2011.
Le produit de cession permettrait aussi à la banque franco-belge de combler partiellement ses pertes, même si la gestion d’actifs reste une source de revenus. Au premier trimestre, le groupe géré en extinction a publié une perte nette de 329 millions d’euros. Ses résultats à fin juin seront annoncés le 7 août.
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