Carlyle tiendrait la corde pour le rachat du californien TCW

Clayton Dubilier & Rice et Warburg Pincus auraient selon Reuters renoncé à une opération dont le montant pourrait atteindre 700 millions de dollars
la Rédaction

La société américaine de private equity Carlyle serait la mieux placée pour racheter le gestionnaire d’actifs américain TCW auprès de la Société Générale. C’est ce qu’avance cette nuit Reuters, citant des sources proches du dossier. Ces dernières indiquent que deux autres fonds en lice, Clayton Dubilier & Rice (CD&R)et Warburg Pincus, ont jeté l'éponge.

La cession de TCW (Trust Company of the West), gestionnaire basé à Los Angeles avec 128 milliards de dollars d’actifs, pourrait se faire pour 700 millions de dollars (555 millions d’euros) environ, ont précisé les sources. Une transaction pourrait intervenir d’ici la fin du mois. La valorisation de l’actif serait compliquée par celle de deux entités, EIG Global Energy Partners, spécialiste de l’investissement privé dans l’énergie, et Crescent Capital Group, qui investit dans le crédit.

Toutes les sources font valoir selon Reuters que le moment de la transaction pourrait changer ou encore qu’il pourrait ne pas y avoir d’accord du tout. L’une d’elles précise devoir être «étonné si le processus durait encore bien longtemps, n’eût été que le vendeur est Société Générale, qui a une capacité infinie à retarder les choses».

TCW, Carlyle et Warburg Pincus se sont abstenu de tout commentaire auprès de Reuters. CD&R et la Société Générale n'étaient pas joignables dans l’immédiat.

Les spéculations de rachat de TCW vont bon train depuis le début de la crise financière, et ce même si la Société Générale a dit par le passé que le gestionnaire n'était pas à vendre. TCW est selon Reuters une cible devenue plus attractive puisque ses actifs sous gestion ont progressé l’an dernier avec la volonté des investisseurs de trouver refuge dans des actifs de qualité comme les obligations.

Des sources avaient dit auparavant que la direction de TCW poursuivait les discussions avec la Société Générale et devrait prendre une participation au terme d’une éventuelle opération de rachat.

La Société Générale est considérée selon Reuters comme en retard au sein du secteur bancaire dans la course visant à respecter les règles de Bâle 3. La banque a d’ores et déjà suspendu le versement du dividende et vendu des prêts ou d’autres actifs, mais la cession d’une activité comme TCW correspondrait à un apport conséquent de liquidités potentiellement susceptible d’apaiser les craintes des investisseurs.

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