Cadbury Schweppes obtient le financement bancaire pour réaliser sa scission
Les titres de la division américaine de boissons devraient débuter leur cotation le 7 mai. Les opérateurs ont laissé percer leur soulagement
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Benoît Menou
Le numéro un mondial de la confiserie, Cadbury Schweppes, est finalement parvenu à surmonter l’écueil de la crise du crédit. Le groupe britannique a en effet obtenu l’accord bancaire nécessaire au refinancement de son entité nord-américaine de boissons dans le cadre du projet de scission de cette dernière.
La notation en catégorie investissement des deux sociétés, point crucial, étant acquise aux yeux de Cadbury, le groupe peut avancer ses pions et a fait part hier d’un calendrier conforme à ses prévisions, tenant compte en premier lieu d’une cotation effective des titres Dr Pepper Snapple Group (DPSG) au cours du deuxième trimestre, en l’occurrence le 7 mai prochain sur la Bourse de New York. Le groupe avait annoncé son intention de se séparer de ses boissons américaines il y a un an, en mars 2007, avant de concéder à l’automne qu’une scission serait préférable à une vente au regard d’un environnement de crédit peu porteur.
Bear Stearns estimait la semaine passée (L’Agefi du 10 mars), qu’étant donné la détérioration persistante des marchés de crédit, le projet de scission avait une probabilité d’au moins 50 % d’être reporté. Cette opération nécessite la levée de 1,7 milliard de livres pour le remboursement de billets de trésorerie aujourd’hui détenus par le groupe. Or, un accord de crédit définitif a été conclu avec cinq banques, à savoir JP Morgan Chase, Bank of America, Goldman Sachs, UBS et Morgan Stanley.
A la veille de la scission, la dette nette du groupe est estimée à 3,2 milliards de livres. A son issue, «les deux activités disposeront d’une structure de capital conforme à une notation crédit en catégorie investissement», selon Cadbury. Avec des dettes s’élevant respectivement à 1,65 milliard de livres et 3,8 milliards de dollars, Cadbury et DPSG devraient ainsi afficher des ratios de dette sur Ebitda de 2,4 et 3,1.
La date de l’assemblée générale annuelle des actionnaires est avancée au 11 avril afin d’approuver les modalités de la scission. Ce même jour, le groupe publiera un commentaire sur l’évolution de son activité au premier trimestre.
A la Bourse de Londres hier, le titre Cadbury Schweppes a gagné près de 4 %, laissant comprendre le soulagement certain de la part d’opérateurs boursiers. L’éventualité du report voire de l’annulation de l’opération de scission les avait invités à une prudence accrue.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit