Axa IM cherche à repartir de l’avant après l’affaire Rosenberg
Axa Investment Managers (IM) entend tourner la page des problèmes d’Axa Rosenberg, sa filiale américaine spécialisée sur la gestion quantitative. En dépit des difficultés survenues à la suite de révélation en avril d’erreurs sur son système de gestion des risques, «Axa Rosenberg a vocation à rester dans Axa IM. Cela est pertinent, notre volonté étant de proposer une large palette de styles de gestion à nos investisseurs», explique Dominique Carrel-Billiard, directeur général d’Axa IM. Le pôle, qui détenait 75% d’Axa Rosenberg, a finalisé début novembre l’acquisition à 100% de la filiale.
«Axa IM (qui gérait à fin septembre 522 milliards d’euros) va réaliser une très belle année 2010, avec une collecte nette très fortement positive hors Axa Rosenberg, mais sera globalement en décollecte nette du fait de la filiale. Axa Rosenberg devrait enregistrer une décollecte de quelque 30 milliards d’euros, portant ses encours à 24 milliards», souligne Dominique Carrel-Billiard, qui estime que les difficultés de sa filiale américaine devraient commencer à s’estomper dès 2011.
La recherche de synergies entre Axa IM et Axa Rosenberg a d’ailleurs été lancée. «Il y avait une forte complémentarité géographique de nos forces de vente et nous avons mutualisé notre distribution. Les chantiers pour 2011 porteront sur les fonctions support, à l’image de l’infrastructure réseau», souligne Dominique Carrel-Billiard.
Axa IM entend par ailleurs mettre la priorité sur l’enrichissement de sa gamme de produits core (de fonds de portefeuille). «Notre force est d’avoir une gamme fournie et en pointe sur les produits satellite tels que le high yield. Nous souhaitons mettre l’accent sur les produits obligataires et actions avec un approfondissement de notre gamme et de notre pénétration de marché», indique le dirigeant.
Alors qu’Axa IM entend accroître sa part de marché mondiale, de l’ordre de 1% actuellement contre 3% pour les plus gros acteurs, «nous regardons constamment des opportunités de croissance externe, non transformantes », indique le dirigeant.
Plusieurs mouvements sont parallèlement intervenus au sein des équipes, avec la démission la semaine passée de William Ricks, directeur des investissements d’Axa Rosenberg. Axa IM a par ailleurs remplacé en octobre l’équipe produits émergents d’Axa Framlington (gestion actions discrétionnaire) et mis en place une équipe de sept personnes sur les produits global equity.
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