Avenir Finance signe une nouvelle année en demi-teinte
Avec 40,3 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier, Avenir Finance tangente son plus haut historique de 2006 (42,4 millions). Les revenus du groupe de gestion coté progressent de 17% après une hausse de 28% un an plus tôt. Malgré un léger essoufflement en 2012, il vise toujours 88 millions d’euros en 2015 et une marge d’exploitation de 15% pour un résultat opérationnel courant de 13,2 millions.
Un objectif ambitieux sachant que la marge, encore négative en 2011, atteint seulement 4 % l’an dernier. Le résultat opérationnel courant s'établit à 1,5 million d’euros, pour un résultat net part du groupe de 130 .000 euros. Le pôle de gestion d’actifs est profitable (2,2 millions, + 84%) mais la gestion privée reste en perte (-600 millions).
«Les fondamentaux de l’entreprise commencent à progresser. […] 2012 est un peu la mi-temps pour nous», a estimé Cyril Lureau, directeur général délégué, en présentant les résultats du groupe lyonnais jeudi dernier. Nous avons les volumes, ce qui pèche ce sont les marges. Nous avons recruté 40 personnes en trois ans et sommes encore dans une courbe d’apprentissage», par exemple dans l’activité de réhabilitation de biens immobiliers.
Malgré un recentrage depuis la crise de 2008, «on n’est toujours pas morts, ironise le président Danyel Blain, dont la famille est le premier actionnaire du groupe, avec 38% des parts. On est en situation, dans tous les domaines, de choisir». «Aujourd’hui nous nous concentrons sur l’immobilier ancien de prestige, l’allocation d’actifs et la performance absolue pour gagner des parts de marché, explique Cyril Lureau. Nous prenons appui sur les réseaux bancaires et sur notre réseau propre de gestion privée».
En gestion d’actifs, Avenir Finance a renoué avec des flux positifs, grâce à une collecte nette de 180 millions d’euros dans ses fonds de valeurs mobilières qui gèrent 700 millions d’euros. Le groupe a aussi drainé 38 millions d’euros vers ses SCPI (sociétés civiles de placement immobilier). 22 millions se sont portés sur un fonds de La Française AM, dédié aux bureaux et à l’immobilier commercial et distribué par Avenir Finance.
Ce dernier a collecté les 16 autres millions dans ses produits d’immobilier de prestige «à déficit foncier», dont 12 millions via BNP Paribas. Partenaire commercial et actionnaire du groupe à hauteur de 7%, la banque souhaite vendre 25 millions d’euros de ces produits cette année.
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