Wilmington Trust accentue sa présence en France
Wilmington Trust accélère son développement en France. La société basée à Londres depuis 2002 et rachetée par la banque new-yorkaise M&T en 2011, annonce ce jeudi avoir obtenu un agrément de l’ACPR pour opérer en tant qu’établissement de paiement. Présente sur le territoire depuis l’ouverture de son bureau parisien en décembre 2017, Wilmington Trust agit en tant qu’agent des banques et agent des sûretés. L’entreprise est spécialisée dans le séquestre, la gestion de prêts syndiqués dans un contexte de restructuration, un secteur en plein boom depuis le Brexit, les services administratifs de titrisation et la gestion de crédits accordés par des fonds à des PME.
« La licence a été suggérée par les cabinets d’avocats qui nous fournissent nos mandats », explique à L’Agefi, Jean-Christophe Schroeder, directeur général du département des marchés de capitaux internationaux de Wilmington Trust. « Avant la question ne se posait pas, l’agent des banques a toujours été traditionnellement une autre banque. Nous avons préféré devancer la réglementation et demander l’agrément », ajoute-t-il. Peu connu sur le marché français, Wilmington bénéficie avec ce label d’un argument pour conquérir de nouveaux clients.
Depuis 18 mois, la société, dont les effectifs devraient passer de 2 à 10 employés fin 2020, a déjà géré plus de 40 transactions en France. « L’objectif est de tripler le chiffre d’affaires d’ici à 2021 », affirme Jean-Christophe Schroeder. Dans cet optique, Wilmington Trust a signé un partenariat avec la société de gestion française Solutions Fiducie. « C’est un partenariat de complémentarité. La fiducie est un mécanisme utilisé dans les restructurations et l’octroi du crédit qui demande un agrément AMF », détaille Jean-Christophe Schroeder. « Nous n’avions ni la capacité interne, ni le désir, de demander deux agréments en même temps. L’idée était de pouvoir offrir le service par une tierce partie et d’avoir une solution clé en main pour nos clients », souligne-t-il.
Dans ses activités liées aux restructurations et en excluant les acteurs bancaires, la société estime d’ores et déjà détenir 50% des parts de marché en France et 25% en Europe. Ce développement français est, de fait, une composante de la stratégie de développement européenne de Wilmington Trust. Possédant des bureaux à Francfort et Dublin, elle souhaite notamment augmenter sa présence en Italie dans les années à venir. Au total, le groupe revendique 87,7 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
Plus d'articles du même thème
-
Le Parlement européen propose un compromis bancal sur la titrisation
La Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a voté le 5 mai une proposition devenue très politique sur la révision de la titrisation, à tel point que les amendements adoptés ont pu faire reculer certaines avancées proposées par la Commission européenne. Le trilogue s’annonce compliqué. -
Le Fonds de réserve des retraites investit 200 millions d'euros dans des fonds de titrisation
L'institution publique a sélectionné pour la première fois des fonds de trois gestionnaires spécialisés dans la titrisation européenne pour diversifier sa poche obligataire. -
La BRI s’intéresse à son tour aux titrisations synthétiques
Les opérations de transfert de risque significatif (SRT) continuent à poser des problèmes de transparence, selon un rapport de la Banque des règlements internationaux (BRI/BIS), qui n’avance cependant pas d'inquiétudes aussi marquées que celles émises par le Fonds monétaire international (FMI).
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
PansementImmobilier : le gouvernement cherche la parade pour lutter contre les squats
Le projet de loi Ripost du ministre de l’Intérieur, en discussion la semaine prochaine au Sénat, veut combler le vide juridique concernant les squats dans les locations touristiques. Un bon début -
Pénuries de médicaments : l'UE en passe d'adopter une nouvelle loi pour réduire sa dépendance à l'Asie
Un accord a été scellé cette semaine pour garantir l'accès aux médicaments les plus vitaux. Le texte veut inciter les entreprises à produire en Europe pour contourner les problèmes de fabrication à l'étranger, qui génèrent la moitié des pénuries -
Rachat de SFR : Altice France prolonge la période de négociations exclusives jusqu’au 5 juin
Les parties prenantes (Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange) avaient jusqu’à ce vendredi 15 mai pour formaliser leur offre sur SFR. Une date prolongée jusqu’au 5 juin par Altice France