Natixis met la dernière main à son plan de départs en France

le 27/03/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Un accord social doit être signé d'ici au 5 avril. Il encadre les indemnités, ainsi que les conditions de transfert de certains banquiers vers Londres

Natixis approche du but pour son «plan de transformation». La filiale de BPCE vient de boucler ses négociations avec les partenaires sociaux sur les mesures d’accompagnement de ce plan. Le texte pourrait être signé d’ici au 5 avril par 4 des 5 organisations syndicales majoritaires. Après validation de l’accord par l’administration, le plan s’ouvrira le 26 avril pour s’achever fin octobre.

Sur les 700 suppressions de postes annoncées d’ici à fin 2015 sur le périmètre Natixis SA, la banque entend parvenir à une première tranche de 528 départs. Ceux-ci se feront par reclassements internes, fins de carrière ou départs volontaires, sans licenciements secs. La transformation annoncée prévoit notamment des transferts d’activités de Paris vers Londres en raison du développement de la clientèle à la City, avec environ 80 postes dans les métiers de taux et matières premières. Une perspective qui a suscité des interrogations dans les équipes concernées, bientôt employées en contrat local par la filiale londonienne de Natixis, avec la flexibilité que ce statut autoriserait en cas de nouvelle restructuration.

Le projet d’accord social, dont L’Agefi a eu connaissance, permettra aux candidats au départ «pour développer un projet professionnel» de toucher jusqu’à 32 mois de salaire brut d’indemnités. Celui-ci est défini comme le salaire fixe et la moyenne des bonus des trois dernières années. L’indemnité principale consistera en un demi-salaire brut de référence par semestre d’ancienneté acquis dans le groupe avant le 1er janvier 2002 et un quart par semestre d’ancienneté à partir de cette date, dans la limite de 24 mois. Elle sera complétée par une indemnité de départ volontaire de «80% du salaire brut de référence par année d'ancienneté». Pour les candidats à la création ou à la reprise d’entreprise, une aide de 20.000 euros est prévue.

S’agissant des banquiers transférés de Paris vers Londres, leur salaire «sera déterminé en fonction des pratiques locales et ne saurait dans tous les cas être inférieur au salaire brut annuel fixe de base du collaborateur au moment de son départ», précise le texte. Enfin, détail important, la banque «s’engage à ce qu’aucune suppression de poste pour motif économique ne soit prononcée à l’encontre des collaborateurs volontaires qui partiraient à Londres dans le cadre de ce dispositif pendant une durée de 24 mois à compter de leur embauche par Natixis London Branch».

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