Bruxelles revoit ses prévisions d’inflation et de croissance
La croissance du PIB pourrait atteindre 1,7% en zone euro en 2017, marquant une légère hausse par rapport à la prévision initiale de 1,6%, a indiqué, ce jeudi matin, la Commission européenne (CE) qui ne prévoit toujours pas de franche accélération en 2018 (1,8% sans changement) même si elle juge les risques entourant ce scénario «plus équilibrés qu’au début de l’hiver».
Par rapport à leurs anticipations de février, les économistes de la CE ont aussi revu en baisse (-0,1 point) leurs anticipations d’inflation, qui devrait monter à 1,6% cette année puis revenir à 1,3% l’an prochain "à mesure que l’effet de la hausse des prix du pétrole» s’estompe. Elle resterait ainsi nettement en-deçà de l’objectif d’un taux «inférieur à , mais proche de 2%» sur le moyen terme de la Banque centrale européenne.
Dans un communiqué, l’exécutif européen se félicite que la croissance touche désormais «tous les Etats membres de l’Union», ajoutant qu’elle devrait conserver un «rythme relativement régulier au cours de cette année et de l’année suivante.»
Mais le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, souligne aussi que «la reprise économique de la zone euro et sa traduction en termes d’emplois et d’investissements restent inégales» et que «le principal défi des mois et années à venir sera de remédier aux causes de ces divergences.»
S’agissant des principales économies de la zone euro, la CE est un peu plus optimiste pour l’Allemagne en 2018, avec une croissance qui devrait accélérer à 1,9% après 1,6% (prévision inchangée) en 2017.
Mais elle ne change rien à ses anticipations pour la France (1,4% en 2017 puis 1,7% en 2018), dont l'économie continuerait d'évoluer à un rythme légèrement inférieur à celui de la zone euro. L’Italie resterait plus nettement à la traîne (prévisions inchangées à +0,9% en 2017 puis 1,1% en 2018).
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