Scor « confirme intégralement les résultats des votes pour les résolutions 4 et 5 [de l’assemblée générale du 26 avril, NDLR] relatives à la rémunération du président et directeur général » Denis Kessler, a indiqué le réassureur dans un communiqué. Le groupe a fait réaliser par BNP Paribas Securities Services un nouveau décompte des voix le 18 juin, en présence d’un huissier de justice.
Nicolas Théry, président du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, et Daniel Baal, directeur général, verront en 2019 leurs rémunérations fixes respectives s’accroître de 21% et 24%, selon le document de référence de la Banque Fédérative du Crédit Mutuel. Leur nouvelle rémunération est fixée à 880.000 euros bruts annuels. Elle a été votée à 1.355 voix pour et seulement 2 contre.
Exercice de transparence inédit chez Covéa. Le groupe d’assurance qui coiffe les enseignes MMA, Maaf et GMF a dévoilé pour la première fois le niveau de rémunération de ses dirigeants à l’occasion de la publication de son rapport annuel 2018, comme l’a révélé L’Argus de L’Assurance. Une réponse, sans doute, aux critiques sur le manque de transparence du groupe coopératif, qui avaient pris de l’ampleur à l’occasion de l’offensive menée par Covéa sur Scor.
Avril est le mois le plus cruel pour les patrons de groupes financiers dont les juteux émoluments dépassent de beaucoup les performances, et mai n’est guère plus clément. La saison des assemblées générales est marquée cette année encore par plusieurs frondes, à commencer par celle qui a valu aux hauts dirigeants d’UBS un refus de quitus de gestion et un sérieux coup de semonce quant à leur rémunération. Une telle décision, rarissime, traduit bien la lassitude d’actionnaires. Ils ont la fâcheuse impression que, dans la banque, le partage de la valeur entre propriétaires, clients et salariés se fait toujours au profit des mêmes.
Logé dans la filiale Free Mobile, un plan d’intéressement a permis aux cinq premiers dirigeants d’Iliad d’empocher 53,2 millions en 2018, sans conditions de performance. «C’est fini», a promis Xavier Niel.
Maurice Lévy fait un petit effort pour sa rémunération en tant que président du conseil de surveillance de Publicis. «Maurice Lévy a souhaité ramener sa rémunération de 2,8 millions d’euros à 1,9 million» pour l’année 2019, indique le document de référence de Publicis. La proposition a été acceptée par le conseil de surveillance et sera soumise à l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires du 29 mai 2019, ajoute le groupe de publicité. Mais Maurice Lévy reste le président non-exécutif le mieux payé du CAC 40. Sa rémunération pour 2018 avait suscité une opposition forte en AG l’an dernier.
Maurice Lévy fait un petit effort pour sa rémunération en tant que président du conseil de surveillance de Publicis. « Maurice Lévy a souhaité ramener sa rémunération de 2,8 millions à 1,9 million » pour l’année 2019, indique le document de référence de Publicis. La proposition a été acceptée par le conseil de surveillance et elle sera soumise à l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires du 29 mai 2019 dans sa quatorzième résolution, ajoute le groupe de publicité.
Seule Glass Lewis approuve la résolution dissidente de Ciam visant à dissocier les fonctions de PDG. ISS et Proxinvest la rejoignent contre la politique de rémunération.
La Fondation du Patrimoine, les grands groupes et les holding familiales, les assureurs et les banques s'engagent dans la collecte de dons qui dépasse déjà 700M€. La Caisse des Dépôts et Groupama proposent d'offrir des chênes issus de leurs forêts.
Le projet d’ordonnance préparé par le gouvernement sur les rémunérations des dirigeants prévoit d’interdire le cumul d’une retraite chapeau et d’une clause de non-concurrence. «A partir du moment où vous partez à la retraite, c’est que vous partez à la retraite et n’allez pas aller travailler chez un concurrent. Donc je ne vois pas comment on peut cumuler une retraite chapeau et une clause de non-concurence», a déclaré hier sur BFMTV le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Cette ordonnance sera ajoutée à la loi Pacte. Elle prévoit également le plafonnement de la retraite chapeau, à hauteur de 30% du salaire du dirigeant, un niveau plus strict que les 45% recommandés par le code de gouvernance Afep-Medef. «Aujourd’hui ce qui existe, c’est uniquement un plafonnement à 45% du salaire du dirigeant, mais qui n’est pas contraignant. Ce n’est pas dans la loi, ce n’est pas une obligation légale», a ajouté le ministre, regrettant que «visiblement, les bonnes pratiques ne suffisent pas».
Tom Enders, président exécutif d’Airbus, touchera une enveloppe globale pouvant atteindre 36,8 millions d’euros à compter de son départ à la retraite le 10 avril, selon une estimation réalisée par le cabinet d'étude Proxinvest, révélée ce matin par Le Monde. Cette somme se répartit entre 26,3 millions d’euros de retraite chapeau (provisionnés par Airbus pour une durée de 20 ans), 7,3 millions d’euros d’actions gratuites de performance et 3,2 millions d’indemnité de non-concurrence d’un an.
Garth Ritchie est un homme à part chez Deutsche Bank. Le patron de la banque d’investissement gagne bien plus que son directeur général Christian Sewing : 8,6 millions d’euros au titre de 2018, contre 7 millions pour le numéro un du groupe. Garth Ritchie ne remerciera jamais assez David Cameron (photo), artisan du référendum sur le Brexit. Parce que Deutsche Bank lui a confié le soin de gérer les conséquences d’une sortie du Royaume-Uni, en plus de ses responsabilités, le dirigeant a droit depuis décembre 2017, et jusqu’en novembre 2020, à un complément de salaire de 250.000 euros par mois. Pas mal, pour le responsable d’une division qui affichait royalement un taux de rendement sur fonds propres de 1 % l’an dernier, contre 2 % en 2017 et 3 % en 2016.