L’Italie souhaite que la suspension du Pacte de stabilité et de croissance (PSC) européen soit prolongée en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ainsi que la mise en place d’un fonds de soutien aux pays de l’Union européenne (UE) qui seront le plus affectés par les sanctions visant Moscou. Le PSC est le principal instrument de coordination des politiques budgétaires des Etats membres de l’UE, et vise notamment à éviter des déficits excessifs. Il a été suspendu jusqu’en 2023 pour faire face à la crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19, et devait faire l’objet d’une révision, particulièrement souhaitée par la France et l’Italie, avant la fin de la suspension. Le projet de résolution demande aussi au Parlement italien d’autoriser l’exportation d’équipements militaires pour aider l’Ukraine à se défendre.
L’Italie souhaite que la suspension du Pacte de stabilité et de croissance (PSC) européen soit prolongée en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ainsi que la mise en place d’un fonds de soutien aux pays de l’Union européenne (UE) qui seront le plus affectés par les sanctions visant Moscou.
Dans son rapport annuel, elle demande que les excédents budgétaires soient affectés au désendettement plutôt qu'au financement de nouvelles baisses d'impôts.
La Commission européenne (CE) a réussi mardi sa première syndication de 2022 en levant 5 milliards d’euros supplémentaires pour les fonds du plan de relance NextGeneration EU. L’obligation à 30 ans (Juillet 2051, coupon 0,70%) porte le financement total levé du programme à 78,5 milliards (dont 67 déjà distribués aux Etats). Elle a été sursouscrite près de 13 fois, dépassant les 64 milliards de carnet d’ordres, ce qui a permis à la CE de placer l’obligation avec un rendement de 1,021% offrant un spread de 29 pb au-dessus des mid-swaps, 61,5 pb au-dessus du Bund 30 ans (Août 2050) et à 10,6 pb au-dessous de l’OAT 30 ans (Mai 2050). La CE souhaite lever 50 milliards cette année et prévoit quatre autres syndications entre mars et juin, complétées par des adjudications mensuelles.
L’Italie a reçu mercredi près de 19 milliards d’euros de demande pour une nouvelle obligation syndiquée à 10 ans indexée sur l’inflation européenne. Ce fort intérêt, le jour où le pays annonce une inflation record de 5,3%, a permis au Trésor italien de lever 5 milliards d’euros (au lieu de 4 ciblés), et à ses banques-conseils (BofA, Citi, HSBC, SG CIB, Unicredit) de fixer le rendement de ce BTP€i à échéance en mai 2033 à 34 points de base (pb) au-dessus du titre de référence (mai 2030). 110 investisseurs ont participé à l’émission, dont 53% d’investisseurs domestiques. Un tiers du montant est revenu aux investisseurs à long terme : assurances, fonds de pension, banques centrales... «Cette opération représente la plus grande émission obligataire indexée sur l’inflation européenne de l’Italie depuis plus de 15 ans», précise Michele Cortese, responsable Marchés de Capitaux Italie pour Société Générale CIB. Après l'émission à 30 ans de début janvier, une nouvelle syndicatiuon à long terme était attendue pour profiter du sentiment positif lié à la réélection de Sergio Mattarella à la présidence de la République.
Le déficit public de la Turquie s’est creusé à 145,74 milliards de livres turques (9,5 milliards d’euros) en décembre 2021, le plus important jamais enregistré, après 40,69 milliards le même mois en 2020, selon les chiffres publiés lundi par le sous-secrétariat au Trésor. Les dépenses totales ont bondi de 103,1% pour atteindre un niveau record de 280,81 milliards de livres, alors que le pays a souffert à la fois de la crise économique, d’une livre en chute libre et d’une inflation en hausse historique. Les revenus de l’Etat turque ont quand même augmenté de 38,5%, pour atteindre 135,07 milliards de livres. Le solde primaire, hors paiements d’intérêts, a affiché un déficit de 136,78 milliards livre en décembre.
Le déficit public de la France devrait se situer autour de 7% du PIB en 2021, un niveau bien moins élevé que prévu grâce aux recettes fiscales générées par la reprise plus forte qu’escompté de la croissance, a expliqué ce week-end au JDD le ministre des Comptes publics. «Nous prévoyions un déficit à 8,2% du PIB en 2021, mais il sera significativement moins élevé : il sera proche de 7%, en l’état de nos prévisions, a déclaré Olivier Dussopt. Tous ces mouvements confortent nos prévisions de déficit à 5% en 2022, puis à 3% en 2027. C’est la démonstration qu’on peut répondre à la crise, relancer l’économie tout en retrouvant une trajectoire budgétaire soutenable.» A 171 milliards d’euros, ce serait près de 34,5 milliards d’amélioration en valeur absolu par rapport aux dernières prévisions pour 2021.
Le déficit public de la Turquie s’est creusé à 145,74 milliards de livres turques (9,5 milliards d’euros) en décembre 2021, le plus important jamais enregistré, après 40,69 milliards le même mois en 2020, selon les chiffres publiés lundi par le sous-secrétariat au Trésor.
Le déficit public de la France devrait se situer autour de 7% du PIB en 2021, un niveau bien moins élevé que prévu grâce aux recettes fiscales générées par la reprise plus forte qu’escompté de la croissance, a expliqué ce week-end au JDD le ministre des Comptes publics.
La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) a clôturé mercredi son premier emprunt de référence en 2022 dans le cadre de son programme d’émissions sociales (social bonds), avec un montant exceptionnel de 6 milliards d’euros émis à 10 ans. Cette transaction, la plus importante en volume de son histoire, s’inscrit dans le cadre du financement des opérations de reprise de dette d’un montant de 40 milliards par an sur trois ans initié mi-2020. L’obligation (coupon 0,45%) a attiré un livre d’ordres record avec 26,5 milliards de demande et 285 investisseurs (dont 58% d’investisseurs ESG, 18% en France, 18% au Royaume-Uni, 22,6% en Asie…), ce qui a permis d’offrir un taux de 0,465%, 18 points de base au-dessus des OAT de référence (novembre 2031-mai 2032). La Cades avait mandaté Barclays, CACIB, HSBC et la Société Générale comme chefs de file.
Le Trésor italien, qui avait mandaté mardi 5 banques pour la première grosse émission souveraine de l’année, a reçu pour 43 milliards d’euros de demande des investisseurs sur la syndication du BTP à 30 ans (maturité 1er septembre 2052), selon l’agence Milan Finanza-DowJones. Cette dernière a ajouté que les prévisions de rendement de l’obligation avaient été abaissées de 8 à 6 points de base (pb) au-dessus du rendement courant du BTP à échéance septembre 2051.
La Chambre des représentants américaine a adopté mardi, à 221 voix contre 209, un projet de loi prévoyant le relèvement de 2.500 milliards de dollars du plafond de la dette fédérale pour le porter de 28.880 à 31.380 milliards de dollars.
Le Sénat américain a approuvé jeudi le premier de deux projets de loi nécessaires pour le relèvement du plafond de la dette fédérale et éviter un éventuel défaut de paiement. Le président américain Joe Biden devrait rapidement signer le texte, ce qui permettrait à une deuxième mesure visant à augmenter la capacité d’emprunt du gouvernement, d’être adoptée dans les jours qui viennent. Le Congrès devrait se prononcer sur la deuxième mesure nécessaire pour parvenir à un relèvement du plafond de la dette d’ici mardi.
Le Sénat américain a approuvé, jeudi, par 59 voix contre 35 (avec 10 votes républicains), le premier de deux projets de loi nécessaires pour le relèvement du plafond de la dette fédérale et éviter un éventuel défaut de paiement. Dix républicains ont soutenu ce projet de loi que la Chambre des représentants avait voté par 222 voix contre 212 (avec 1 seul soutien républicain) mercredi.