Le déficit public de la Turquie s’est creusé à 145,74 milliards de livres turques (9,5 milliards d’euros) en décembre 2021, le plus important jamais enregistré, après 40,69 milliards le même mois en 2020, selon les chiffres publiés lundi par le sous-secrétariat au Trésor. Les dépenses totales ont bondi de 103,1% pour atteindre un niveau record de 280,81 milliards de livres, alors que le pays a souffert à la fois de la crise économique, d’une livre en chute libre et d’une inflation en hausse historique. Les revenus de l’Etat turque ont quand même augmenté de 38,5%, pour atteindre 135,07 milliards de livres. Le solde primaire, hors paiements d’intérêts, a affiché un déficit de 136,78 milliards livre en décembre.
Le déficit public de la France devrait se situer autour de 7% du PIB en 2021, un niveau bien moins élevé que prévu grâce aux recettes fiscales générées par la reprise plus forte qu’escompté de la croissance, a expliqué ce week-end au JDD le ministre des Comptes publics. «Nous prévoyions un déficit à 8,2% du PIB en 2021, mais il sera significativement moins élevé : il sera proche de 7%, en l’état de nos prévisions, a déclaré Olivier Dussopt. Tous ces mouvements confortent nos prévisions de déficit à 5% en 2022, puis à 3% en 2027. C’est la démonstration qu’on peut répondre à la crise, relancer l’économie tout en retrouvant une trajectoire budgétaire soutenable.» A 171 milliards d’euros, ce serait près de 34,5 milliards d’amélioration en valeur absolu par rapport aux dernières prévisions pour 2021.
Le déficit public de la Turquie s’est creusé à 145,74 milliards de livres turques (9,5 milliards d’euros) en décembre 2021, le plus important jamais enregistré, après 40,69 milliards le même mois en 2020, selon les chiffres publiés lundi par le sous-secrétariat au Trésor.
Le déficit public de la France devrait se situer autour de 7% du PIB en 2021, un niveau bien moins élevé que prévu grâce aux recettes fiscales générées par la reprise plus forte qu’escompté de la croissance, a expliqué ce week-end au JDD le ministre des Comptes publics.
La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) a clôturé mercredi son premier emprunt de référence en 2022 dans le cadre de son programme d’émissions sociales (social bonds), avec un montant exceptionnel de 6 milliards d’euros émis à 10 ans. Cette transaction, la plus importante en volume de son histoire, s’inscrit dans le cadre du financement des opérations de reprise de dette d’un montant de 40 milliards par an sur trois ans initié mi-2020. L’obligation (coupon 0,45%) a attiré un livre d’ordres record avec 26,5 milliards de demande et 285 investisseurs (dont 58% d’investisseurs ESG, 18% en France, 18% au Royaume-Uni, 22,6% en Asie…), ce qui a permis d’offrir un taux de 0,465%, 18 points de base au-dessus des OAT de référence (novembre 2031-mai 2032). La Cades avait mandaté Barclays, CACIB, HSBC et la Société Générale comme chefs de file.
Le Trésor italien, qui avait mandaté mardi 5 banques pour la première grosse émission souveraine de l’année, a reçu pour 43 milliards d’euros de demande des investisseurs sur la syndication du BTP à 30 ans (maturité 1er septembre 2052), selon l’agence Milan Finanza-DowJones. Cette dernière a ajouté que les prévisions de rendement de l’obligation avaient été abaissées de 8 à 6 points de base (pb) au-dessus du rendement courant du BTP à échéance septembre 2051.
La Chambre des représentants américaine a adopté mardi, à 221 voix contre 209, un projet de loi prévoyant le relèvement de 2.500 milliards de dollars du plafond de la dette fédérale pour le porter de 28.880 à 31.380 milliards de dollars.
Le Sénat américain a approuvé jeudi le premier de deux projets de loi nécessaires pour le relèvement du plafond de la dette fédérale et éviter un éventuel défaut de paiement. Le président américain Joe Biden devrait rapidement signer le texte, ce qui permettrait à une deuxième mesure visant à augmenter la capacité d’emprunt du gouvernement, d’être adoptée dans les jours qui viennent. Le Congrès devrait se prononcer sur la deuxième mesure nécessaire pour parvenir à un relèvement du plafond de la dette d’ici mardi.
Le Sénat américain a approuvé, jeudi, par 59 voix contre 35 (avec 10 votes républicains), le premier de deux projets de loi nécessaires pour le relèvement du plafond de la dette fédérale et éviter un éventuel défaut de paiement. Dix républicains ont soutenu ce projet de loi que la Chambre des représentants avait voté par 222 voix contre 212 (avec 1 seul soutien républicain) mercredi.
Se fondant sur le projet de loi de finances pour 2022 en discussion au Parlement, l’Agence France Trésor (AFT) a présenté mercredi le programme indicatif de financement de l’Etat arrêté par le ministre de l’Economie. Il prévoit des émissions à moyen et long terme (OAT) nettes de rachats de 260 milliards d’euros en 2022 comme en 2021 et 2020. Le besoin prévisionnel de financement atteindra 298,9 milliards, du fait principalement d’un déficit budgétaire de 155,1 milliards - en hausse par rapport aux indications de septembre à cause du Plan d’investissement 2030 - et de 144,4 milliards d’amortissement de dette à moyen et long terme venant à échéance en 2022.
La France doit adopter une règle de dépenses pluriannuelle pour maîtriser ses finances publiques, a déclaré jeudi l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), tout en relevant ses prévisions de croissance économique pour le pays. Le PIB de la France devrait ainsi progresser de 6,8% en 2021, selon l’OCDE (au lieu de 6,3% précédemment prévu) et de 4,2% en 2022 (au lieu de 4%). L’OCDE considère par ailleurs que le système de retraites français est trop fragmenté avec des dépenses trop élevées. Elle prône de relever l’âge minimum de départ à la retraite en fonction de l’espérance de vie. L’organisation invite aussi la France à augmenter ses investissements «verts», et à supprimer progressivement les exonérations et taux réduits d’imposition bénéficiant à certaines activités polluantes, en relevant ensuite les taux des taxes favorables à l’environnement pour respecter sa trajectoire de réduction des émissions de CO2.
La France doit adopter une règle de dépenses pluriannuelle pour maîtriser ses finances publiques, a déclaré jeudi l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), tout en relevant ses prévisions de croissance économique pour le pays. La reprise de l’économie française a dépassé toutes les prévisions cette année, les dépenses des ménages ayant notamment fortement rebondi avec une vaccination massive de la population. Le PIB de la France devrait ainsi progresser de 6,8% en 2021, selon l’OCDE (au lieu de 6,3% précédemment prévu) et de 4,2% en 2022 (au lieu de 4%).
La secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a repoussé mardi la date limite pour un possible défaut de paiement des Etats-Unis au 15 décembre, accordant plus de temps au Congrès pour relever le plafond de la dette fédérale après avoir examiné le projet de loi consacré au plan budgétaires sur les dépenses sociales. La date limite arrêtée précédemment était celle du 3 décembre.
S&P Global Ratings a confirmé vendredi sa note de crédit BBB pour l’Italie et relevé de «stable» à «positive» la perspective assortie. L’agence s’attend à ce que les progrès réalisés par l’Italie dans la mise en œuvre de réformes stimulent la croissance économique et bénéficient à l’assainissement budgétaire, a-t-elle indiqué. Le soutien de la BCE depuis le début de la pandémie a également aidé à la reprise de l’Italie basée sur l’investissement. S&P prévoit que le déficit public représente 8,8% du PIB en 2021, moins que l’objectif de 9,4% fixé par le gouvernement italien, car les recettes continuent de dépasser les hypothèses budgétaires.
La ratification de cet accord trouvé en décembre 2020 permettra l’entrée en vigueur dès janvier du «filet de sécurité» au Fonds de résolution bancaire (SRF).