Le 19 mars, à la suite de plusieurs faillites de banques américaines et de la détérioration du sentiment de marché, un accord d'urgence a été conclu pour vendre Credit Suisse à sa concurrente UBS. Certes, il est trop tôt pour prédire si cet accord rétablira la confiance des marchés, mais l'environnement actuel semble très différent de celui qui a précédé la crise financière de 2008.
Le sauvetage de Credit Suisse par UBS devrait se traduire par des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, rapporte le Financial Times. L’activité domestique de Credit Suisse et sa banque d’investissement, employant collectivement plus de 30.000 personnes, devraient payer le plus lourd tribut, selon des sources proches des projets d’UBS. Même s’il est trop tôt pour quantifier les suppressions de postes, elles pourraient représenter jusqu’à un tiers des 120.000 emplois des deux groupes.
Alors qu'UBS a été forcé de voler au secours de Crédit Suisse ce dimanche, quelques grands investisseurs dévoilaient à L'Agefi leur exposition et commentaire sur la situation vendredi dernier.
Le groupe va offrir 0,76 franc par action Credit Suisse, payé en titre, pour reprendre son rival au bord du précipice, et a négocié des garanties. Un sauvetage qui évite une faillite de la deuxième banque suisse. Les créanciers subordonnés perdent leur mise.
Alors que les banques centrales sont mises sous pression par les difficultés du secteur bancaire, la Réserve fédérale américaine tiendra sa réunion de politique monétaire mercredi.
La règle comptable sur les titres détenus jusqu'à l'échéance explique la mauvaise gestion de son bilan par Silicon Valley Bank. François Meunier, économiste et professeur affilié Ensae, explique comment éviter le problème.
La banque va demander à ses actionnaires une modification de ses statuts pour permettre au président de rester en poste jusqu’à 74 ans. Seul le successeur de Lorenzo Bini Smaghi sera concerné.
La hausse initiale après le sauvetage de First Republic a fait place à l’hésitation en Europe puis au franc retrait. Les investisseurs ont massivement privilégié les fonds monétaires depuis une semaine.