Wendel complète sa nouvelle gouvernance
Wendel a officialisé aujourd’hui le choix de Nicolas ver Hulst pour succéder à François de Wendel à la présidence du conseil de surveillance. « Lors de la séance du conseil de surveillance du 21 mars, François de Wendel a fait part de son intention de remettre ses fonctions de président du conseil de surveillance à l’issue de la prochaine assemblée générale de la société du 17 mai 2018 », a précisé la société d’investissement cotée dans un communiqué.
Son changement de président suit le départ surprise de Frédéric Lemoine de son mandat de président du directoire de Wendel, annoncé à l’automne dernier. Il a été remplacé le 1er janvier par André François-Poncet, 58 ans. Cet administrateur d’Axa et ancien conseiller senior de BC Partners est un proche de Nicolas ver Hulst.
Ce dernier, âgé de 64 ans, est un membre de la famille Wendel, propriétaire de 36,9% du capital selon le site internet de la société. De 1989 à 2017, il a occupé des postes de direction chez Alpha Associés Conseil, dont il fut président de 2007 à juin 2017.
« Nicolas ver Hulst fera bénéficier le conseil de sa longue expérience d’investisseur de long terme, acquise auprès d’Ernest-Antoine Seillière, dont il fut un des principaux collaborateurs à la CGIP (ex-Compagnie Générale d’Industrie et de Participations, l’une des deux composantes historiques de Wendel, ndlr) », a déclaré François de Wendel, qui restera membre du conseil de surveillance jusqu’au terme de son mandat en 2020. Agé de 69 ans, il était président du conseil depuis 2013, date à laquelle il avait succédé à Ernest-Antoine Seillière.
Après un retour aux bénéfices au premier semestre 2017, Wendel a également annoncé ce matin un résultat net part du groupe de 200 millions d’euros pour l’ensemble de l’exercice. Son actif net réévalué a progressé de 14,6 % sur l’année, à 176,4 euros par action. Au 7 mars 2018, il atteint 167,3 euros par action.
Le groupe de private equity a prévu de multiplier par deux sa capacité d’investissement à près de 3 milliards d’euros en 2020, et de porter le poids des actifs non-cotés de son portefeuille à environ 50%. André François-Poncet doit refaire de Wendel un investisseur capable de trouver des opérations originales, au lieu de se positionner sur des LBO secondaires.
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