Le départ surprise de Frédéric Lemoine pèse sur Wendel
Le cours de l’action Wendel a chuté jusqu'à 7,4% jeudi matin à la Bourse de Paris à la suite de l’annonce du départ surprise de Frédéric Lemoine de la présidence du directoire de la société d’investissement. En fin de matinée, le cours avait réduit ses pertes: -3,14% à 130,90 euros.
Wendel a annoncé jeudi le départ de son président du directoire Frédéric Lemoine, la société d’investissement confirmant cependant ses nouvelles orientations stratégiques. «Le conseil [de surveillance] - en accord avec Frédéric Lemoine (...) - a estimé qu’il convenait de renouveler la gouvernance exécutive du groupe pour aborder cette nouvelle étape», a expliqué Wendel dans un communiqué, précisant que le dirigeant quitterait la société le 31 décembre 2017. Wendel a dans la même temps «chaleureusement» remercié Frédéric Lemoine et souligné que sous sa présidence, pendant près de neuf ans et dans un période «particulièrement mouvementée de son histoire», le groupe avait «retrouvé une situation financière équilibrée (...) et continué de développer ses sociétés avec de nombreuses opérations créatrices de valeur». La société lui a en outre demandé de rester son unique représentant au conseil d’administration de Saint-Gobain jusqu’en 2020, date de la fin de son mandat d’administrateur.
Rien n’a filtré à ce stade sur l’avenir de Frédéric Lemoine, un ancien inspecteur des finances. Son parcours l’a amené notamment à la direction financière de CapGemini entre 1997 et 2002, date à laquelle il sera nommé secrétaire-adjoint de l’Elysée sous la présidence de Jacques Chirac, avant de rejoindre le cabinet McKinsey puis de prendre la présidence du conseil de surveillance d’Areva de mars 2005 jusqu'à son arrivée chez Wendel.
Le nom du futur président du directoire de Wendel sera annoncé «en temps utile» et Bernard Gautier conservera ses fonctions de membre du directoire à ses côtés.
Wendel avait annoncé fin 2016 qu’il comptait investir jusqu'à 4 milliards d’euros en fonds propres au cours des quatre prochaines années tout en contenant son endettement, après avoir injecté plus de 2 milliards dans de nouvelles entreprises de 2013 à 2016, et que des cessions et des introductions en Bourse pourraient intervenir au sein de son portefeuille.
Le groupe a par ailleurs annoncé jeudi un actif net réévalué à 165,8 euros par action au 25 août, en progression de 13,7% sur douze mois. Son résultat net des activités part du groupe a dans le même temps progressé de 2,4% au premier semestre, son résultat net part du groupe s’est établi à 31,3 millions (contre -425 millions au premier semestre 2016) et son chiffre d’affaires à 4.168 millions (+10,0%).
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