Ardian renforce ses positions dans les autoroutes portugaises
Ardian sera désormais seul maître à bord dans Ascendi PT II. Le fonds de private equity a signé un accord pour reprendre les parts de l’opérateur d’autoroutes Ascendi dans leur coentreprise, qui regroupe cinq actifs. La division d’infrastructures d’Ardian prendra aussi le contrôle de deux autres participations, soit au total 850 kilomètres d’autoroutes au Portugal. Le fonds versera 600 millions d’euros, 53 millions pouvant être ajoutés via un mécanisme de prix variables.
«Ce mouvement était envisageable dès la signature avec Ascendi car ses actionnaires, Novo Banco et Mota-Engil, réfléchissaient depuis plusieurs années à faire évoluer leurs intérêts dans la joint-venture détenant les autoroutes portugaises, aujourd’hui toutes opérationnelles», explique à L’Agefi Benoit Gaillochet, managing director d’Ardian Infrastructure. «Novo Banco n’avait pas vocation à rester et Mota-Engil souhaitait rediriger ses ressources vers d’autres projets», précise-t-il.
Crééemi-2015, la structure Ascendi PT II abritait à l’origine 500 kilomètres d’autoroutes, essentiellement situés dans le Nord du Portugal et apportés en échange d’un investissement en capital de 300 millions d’euros d’Ardian. Ascendi, qui détient et gère des autoroutes en Europe, en Amérique Latine et en Afrique, contrôlait entre 66% et 80% des différents actifs. Ardian va aussi acquérir les sociétés de maintenance et d’opérations associées aux autoroutes.
L’entrée dans Ascendi PT II constituait le deuxième investissement du véhicule Ardian Infrastructure Fund IV. Clôturé début 2016 à 2,65 milliards d’euros, soit 50% de plus que le précédent fonds, le véhicule a réalisé cinq investissements, soit environ 35% de ses engagements. Mi-juin, le fonds a racheté le reliquat de la participation de Vinci dans le gestionnaire de places de stationnement Indigo (ex-Vinci Park), dans lequel Ardian était entré en 2014 avec Crédit Agricole Assurances.
« Dès l’origine, Ardian Infrastructures a travaillé avec des groupes industriels car cela permet d’avoir accès à des projets de façon bilatérale où la concurrence est moins vive que dans des appels d’offre », souligne Benoit Gaillochet, en écho à la candidature malheureuse du fonds pour la privatisation des aéroports de Lyon et Nice. « Nous réfléchissons d’ailleurs à élargir notre politique d’investissement hors d’Europe en nous appuyant sur nos relations avec les industriels », ajoute Benoit Gaillochet.
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