Ardian entre au Portugal par la voie des autoroutes
Ardian a choisi les autoroutes pour faire son entrée au Portugal. Le fonds d’investissement va investir 300 millions d’euros au capital du second réseau autoroutier du pays géré par Ascendi Group, une filiale du constructeur Mota-Engil (60%) et de Novo Banco (40%). Les deux partenaires détiendront chacun la moitié d’Ascendi PT II, une structure qui va acquérir les cinq autoroutes auprès d’Ascendi Group. Ce dernier détient entre 66% et 80% des différents actifs. Ils représentent une longueur cumulée de 500 kilomètres et sont essentiellement situés dans le Nord du Portugal. L’opération est soumise à l’accord des régulateurs locaux.
Actionnaire de Sanef et de l’A88 en France ainsi que de deux infrastructures en Espagne (tunnel de Barcelone et la M45 de Madrid), Ardian renforce ainsi sa présence dans les routes en Europe du Sud. «Nous examinions les opportunités d’investissement au Portugal depuis près de deux ans, ce qui nous a permis de nous positionner au bon moment sur ces actifs et dans ce pays, afin d’anticiper le mouvement de reprise de l’économie», indique Mathias Burghardt, responsable infrastructure chez Ardian.
Ardian n’a été refroidi ni par les difficultés économiques du Portugal, ni par l’environnement réglementaire du pays. «Ces concessions sont sous forme de partenariat-public-privé. Les loyers reçus sont indépendants du niveau du trafic. De plus, les récentes renégociations des tarifs avec l’Etat se sont faites de manière consensuelle et équilibrée. La baisse des loyers a ainsi été compensée par des transferts de risque vers l’Etat», explique Mathias Burghardt. Les PPP d’Ascendi Group courent pour la plupart jusqu’en 2030.
Le fonds d’investissement envisage de s’appuyer sur ce premier partenariat avec Mota-Engil pour renforcer sa présence dans le secteur routier ou dans d’autres infrastructures au Portugal, voire dans d’autres pays. Membre de l’indice PSI-20 de la Bourse de Lisbonne, Mota-Engil a réalisé 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014, dont 45% en Afrique.
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