Olifan Group mutualise les expertises
Loin d’eux l’ambition de devenir un groupement ou une «super» structure de CGPI par le rachat de cabinets, notamment sous le seul prisme de l’évolution du métier de conseil patrimonial. Les fondateurs d’Olifan Group ont souhaité réunir, au sein d’une seule entité, les compétences essentielles pour répondre aux attentes sur le long terme d’une clientèle de plus en plus mobile.
«Olifan Group est l’aboutissement de plusieurs mois de réflexion sur la nécessité d’apporter une valeur ajoutée au client qui ne conçoit plus qu’un conseiller puisse lui recommander un produit au bout d’un premier rendez-vous», indique Hein Donders, l’un des 13fondateurs de cette société, d’ores et déjà présente à Nice, Cannes, Strasbourg, Aix-en-Provence, Paris et bientôt Bordeaux. Sa gouvernance et son modèle économique devraient lui permettre d’être en cohérence avec son approche de la relation clientèle.
Une gouvernance spécifique.
Convaincue que la satisfaction des clients sur le long terme dépend de la motivation et de la compétence des collaborateurs, Olifan Group est bâtie sur le principe «une seule structure juridique, un seul centre de profit».
Les CGPI qui souhaiteraient rejoindre Olifan Group doivent partager la même vision et apporter une plus-value en termes d’expertise, de portefeuille clientèle ou de diversification géographique. En 2013, sur 40cabinets de CGPI rencontrés, sept sont devenus actionnaires et détiennent un nombre de parts d’Olifan proportionnel à la valeur de leur entreprise. Les conseillers perdent ainsi le statut de TNS pour celui de salarié. L’entreprise est dirigée par ses partners et chacun d’eux reste l’interlocuteur référent de ses clients.
Un modèle économique.
Les sept cabinets ayant rejoint Olifan Group lui assurent un maillage territorial et une organisation qui est source de productivité pour les partners. L’ingénierie patrimoniale, qui réalise l’ensemble des audits patrimoniaux, est basée à Aix-en-Provence, la gestion financière en charge des relations avec les sociétés de gestion et du suivi des fonds est à Paris, le service chargé de trouver des solutions et de suivre les offres ainsi que le middle office sont implantés à Nice. Enfin, un département spécifique dédié aux problématiques des personnes vulnérables est situé à Cannes.
Une valeur ajoutée facturable.
Le modèle économique du groupe repose déjà à plus de 30% sur les honoraires, étant précisé qu’il compte arriver à un équilibre 50/50. «Nous réalisons un audit du patrimoine du client bien plus personnalisé que celui que délivrent les logiciels de Place et qui est la résultante d’une méthode développée depuis des années. Nous y consacrons beaucoup de temps car c’est le point de départ de la relation avec le client, relève Thierry Chesneau, également fondateur. Dans la quasi-totalité des cas, le client revient nous consulter afin que nous l’aidions à définir et planifier sa stratégie patrimoniale. La troisième étape réside dans la mise en place de solutions qui font intervenir très souvent les experts-comptables, notaires et avocats de nos clients.»
Le groupe perçoit également des commissions au titre de son activité d’intermédiation. «Nous nous interdisons d’être promoteur immobilier ou de prendre une participation dans une société de gestion afin de rester véritablement courtier du client et de sélectionner en toute indépendance et objectivité les solutions à leur profit.» Actuellement, Olifan réalise un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros avec un portefeuille de 3.000clients et plus de 400 millions d’euros d’actifs sous gestion. Il projette de quintupler son chiffre d’affaires d’ici à cinq ans.
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