La lourdeur administrative pénalise les cabinets de CGPI
Aprédia a mené une enquête auprès de 100 CGPI afin de dresser un état des lieux de l’application de la réglementation, de ses contraintes dans les cabinets et des moyens qui sont mis à la disposition des CGPI pour répondre à leurs obligations.
Plus de 6 CGPI sur 10 (64%) indiquent rencontrer des difficultés dans la mise en conformité réglementaire de leur cabinet. Toutes difficultés confondues, c’est la lourdeur administrative qui les pénalise le plus fréquemment.
Les résultats de l’enquête font apparaître que les demandes des CGPI envers leurs associations sont très diverses et parfois contradictoire mais il en ressort un besoin d’accompagnement plus soutenu.
Les deux tiers des CGPI considèrent que les fournisseurs de produits peuvent les aider dans la mise en conformité de leurs cabinets. Mais en fait, leurs commentaires ne font que confirmer qu’ils bénéficient déjà au quotidien de cette assistance. A l’inverse, un tiers des Indépendants indique que ce n’est pas le rôle des fournisseurs de produits d’aider les CGPI dans la mise en conformité réglementaire des cabinets. Certains indiquent que les objectifs des Indépendants et des fournisseurs sont différents et craignent la partialité des informations transmises par leurs « partenaires »
Le recours à des professionnels pour être assisté dans la mise en conformité réglementaire de leurs cabinets est envisagé par 44% des CGPI.
On dit souvent que les clients sont réticents à payer en honoraires les conseils alloués par les CGPI, et bien ces derniers, lorsqu’ils indiquent souhaiter être assisté dans la mise en conformité réglementaire de leurs cabinets se disent prêts à rémunérer directement le professionnel dans 79% des cas. Ces CGPI indiquent majoritairement que la somme qu’ils pourraient y consacrer se situe entre 500 et 1.500 euros pour une mission ponctuelle ou annualisée.
Etude Aprédia - Conformité réglementaire des cabinets de CGPI, 2014,contact: a.sadfi@apredia.fr
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Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse