Plus-values immobilières : Bercy sanctuarise la résidence principale
«Il semble préférable de conserver le régime actuel d’imposition des plus-values immobilières concernant les résidences principales». C’est ce qu’indique une réponse du ministère de l’Economie et des finances, publiée dans le JO du Sénatle 8 août2019,à une question posée par le déuté (LR, Hauts-de-Seine) Roger Karoutchi suite à l’annonce du chef de l’Etat, à l’occasion du Grand débat national, de revoir la fiscalité immobilière.
«Une imposition des plus-values immobilières représente un coût de transaction qui par nature a pour effet de limiter la fluidité des échanges sur le marché immobilier, et lebon appariement du parc, indique la réponse ministérielle. Dans le cas d’une résidence secondaire, le paiement de cet impôt s’ajoute aux divers frais de transaction et au paiement de droits de mutation à titre onéreux, l’ensemble représentant une part significative du prix de vente. L’exonération des PVI de l’impôt sur le revenu contribue donc, pour les résidences principales, à réduire ce coût de transaction».
Une éventuelle hausse de l’imposition des plus-values immobilières pourrait égalementavoir des effetsinflationnistes en zones tendues, le vendeur reportant le coût sur l’acheteur, d’où, «il serait économiquement souhaitable de conserver les modalitésd’imposition actuelles des résidences principales».
Bercy ouvre cependant la porte à un relèvement de la fiscalité locale. «En effet, il est du ressort des collectivités qui choisissent d’investir dans un nouvel équipement de faire contribuer, via la taxe foncière par exemple, les personnes résidant sur leur territoire, propriétaires d’un bien immobilier, et qui bénéficieront de ce nouvel équipement». Par conséquent, «la réflexion sur la fiscalité locale et les façons d’améliorer son efficacité se poursuit.
Plus d'articles du même thème
-
La Cour des comptes pointe les limites du calcul de l’encadrement des loyers
Pour remédier aux failles constatées, la juridiction financière envisage une refonte en profondeur ou un retour à un encadrement reposant sur l’indice de référence des loyers. -
L'Italie compte prélever 10,7 milliards d’euros de plus au secteur financier d’ici 2029
Cette nouvelle ponction s’ajoute aux 12 milliards d’euros que le gouvernement souhaite déjà réclamer aux banques et aux assureurs d'ici 2028 via une hausse d'impôt. Le détail précis des modalités de collecte n'est pas encore connu. -
Capital Viagers veut se faire une place sur le marché du viager
La société cible, d'une part, des biens luxueux et d'autre part des logements plus accessibles pour construire des portefeuilles viagers diversifiés.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- La grande illusion du conseil indépendant
- Benoît Renaud (Unofi) « Les clients des notaires n’ont jamais été autant demandeurs d’analyses patrimoniales »
- Les SCPI décotées pourraient mieux absorber la crise de l'immobilier
- AllianzGI domine la collecte des fonds français au troisième trimestre
Contenu de nos partenaires
-
RelèveLa direction du SPD, nouveau défi pour la coalition de Friedrich Merz
Le parti social-démocrate doit désigner ses chefs de parti en janvier, à la suite de la démission de sa co-présidente Bärbel Bas. -
EquipHotel : réinventer les codes de l’hospitalité
Rendez-vous phare du secteur de l’hôtellerie, le salon Equiphotel ouvrira ses portes du 2 au 5 novembre à Paris. L’occasion d’identifier de nouvelles tendances. -
Le destin joaillier d’un horloger
Nombreuses sont les maisons de joaillerie à s’être tournées vers l’horlogerie, certaines osant jusqu’aux complications les plus pointues. L’inverse est plus rare. C’est pourtant le pari d’Audemars Piguet, qui a dévoilé le 2 octobre dernier sa collection baptisée Royal Oak Joaillerie.