Près d’un contribuable sur cinq disposant d’un patrimoine supérieur à 10 millions d’euros est exonéré d’IFI, selon un rapport de la commission des finances du Sénat.
Destiné à corriger certains effets négatifs de l’ISF, l’IFI ne ferait pas mieux. C’est ce qui ressort d’un rapport de la commission des finances du Sénat, publié mercredi dans la foulée d’un précédent rapport de France Stratégie lui aussi mesuré sur l’efficacité du nouvel impôt. Ainsi, les plus fortunés apparaissent favorisés par l’IFI. 18 % des patrimoines supérieurs à 10 millions d’euros en sont exonérés, alors qu'à l’inverse, 20% des redevables ont un revenu inférieur à 60.000 euros, détaille le rapport.
Par ailleurs, le rapport note une baisse des dons effectués par les foyers touchés par la réforme, du fait d’une réduction globale de l’impôt payé, malgré l’existence de l’exonération dite «IFI-dons».
Toutefois, il semblerait que l’IFI ait eu un «impact positif sur le nombre de départs» à l'étranger de contribuables, selon lerapporteur général LR de la commission des Finances Albéric de Montgolfier. Enfin, à l’instar du rapport de France Stratégie, il est estimé qu’il est encore trop tôt pour évaluer les effets de la réforme fiscale sur l’investissement dans l’économie des contribuables concernés.
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