L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Source de bien des fantasmes, l’intelligence artificielle n’est pas encore une réalité dans l’univers de l’assurance vie et de la gestion de patrimoine en général, En revanche, les outils d’analyse et la masse de données pourraient conduire à des conseillers… augmentés
Des titres phares du secteur de la technologie ont été sévèrement chahutés ces dernières semaines aux États-Unis, Si le spectre des années 2000 n’est pas évoqué, les gérants surveillent tout de même ce secteur attentivement
Le risque protectionniste a refait surface avec fracas ces dernières semaines, aprèsl’annonce de Donald Trump concernant la taxation des importations d’acier et d’aluminium, ainsi que d’un panier de biens chinois (dont la liste n’est pas encore établie et avec, de surcroît, une ambiguïté sur les montants). Les marchés d’actions ont reculé avec un bel ensemble, constituant une prime de risque liée à cette incertitude. Il serait tentant d’aboutir à la conclusion qu’une «guerre commerciale» menace mais nous continuons d’estimer que ce risque, quoique non négligeable, ne constitue toujours pas le scénario central.
Le grand théâtre de Donald Trump a officiellement ouvert ses portes et les investisseurs s’y pressent, quitte à risquer de se faire peur. Au programme des festivités, des effets d’annonce à tout crin. D’abord sur des mesures protectionnistes d’instauration de nouvelles taxes douanières, sur l’acier notamment, à l’encontre de la Chine, puis sur Amazon, à qui le président américain reproche de ne pas payer assez d’impôts et de provoquer la fermeture de milliers de commerces aux États-Unis. Dans le public, les marchés assistent un peu désabusés au spectacle et manifestent leur mécontentement par des secousses parfois brutales, à l’image du violent décrochage des indices mondiaux fin janvier.
Natixis Investment Managers annonce être entré en négociations exclusives avec MFEX pour la cession de la totalité du capital d’Axeltis, plateforme de distribution de fonds. Cette cession qui est soumise à la consultation des instances représentatives du personnel des différentes sociétés concernée, serait accompagnée de la signature d’un partenariat de long terme avec MFEX pour la distribution en architecture ouverte d’OPC au sein du Groupe BPCE (les réseaux des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires) ainsi que Natixis Wealth Management et Natixis Assurances, indique un communiqué.
Le groupe Oddo BHF a annoncé ce mardi 17 avril 2018 avoir finalisé l’acquisition de la société de capital-investissement ACG Capital. L’opération avait été annoncée fin août 2017 et faisait suite à l’entrée en négociation exclusive avec ACG dans le but de racheter sa filiale. A l’issue de cette opération, le groupe ACG se recentre sur l’investissement direct dans des entreprises non cotées, notamment à travers la société de gestion ACG Management.
Fondact s’est félicitée de la suppression dès 2019 du forfait social pour toutes les entreprises employant moins de 250 salariés, annoncée la semaine dernière par le Président de la République. Toutefois, l’association qui représentent les entreprises associant leurs salariés à leur réussite à travers la participation, l’intéressement et l’actionnariat milite pour que la suppression du forfait social soit étendue à toute l’épargne salariale, quelle que soit la taille de l’entreprise, quitte à en échelonner l’application dans le temps. Ainsi, Fondact suggère après la suppression en 2019 pour les entreprises de moins de 250 salariés, d’en faire de même en 2020 pour tout ce qui est abondement et actionnariat salarial, en 2021 pour l’intéressement et en 2022 pour la participation."Cela permettrait d’étaler dans le temps un effort budgétaire qui est important (environ 1,5 milliards) et de le compenser assez vite par les ressources fiscales que générerait le développement d’une épargne salariale ainsi libérée», ajoute l’association.
Generali France recrute un directeur des partenariats et opérations CGPI et restructure son organisation du courtage en créant deux directions liées respectivement à l’IARD et à la vie
Selon l’étude « investissements non cotés BNP Paribas Wealth Management 2018 », menée par Scorpio Partnership pour BNP Paribas Wealth Management auprès de 337 investisseurs fortunés provenant de 9 pays d’Europe, d’Asie et du Golfe , les fonds de Private Equity et d’immobilier non côté représentent la première classe d’actifs des investisseurs privés, soit 16,3 % de leur portefeuille. Toujours selon cette étude, 50 % des investisseurs fortunés indiquent qu’ils sont prêts à investir un minimum de 500.000 dollars en 2018 en fonds de Private Equity et/ou d‘immobilier non côté et 40 % des investisseurs potentiels sont susceptibles d’investir dans ces classes d’actifs dans un avenir proche. Plus d’un tiers d’entre eux utilisent ces placements pour équilibrer leur portefeuille global et une proportion similaire est orientée sur cette classe d’actifs par leur banquier privé.
Fidelity International lance une gamme de six fonds indiciels actions à faible coût (sur le S&P 500, le MSCI Europe, le MSCI Japan, le MSCI world, le MSCI Pacific ex-Japan, et le MSCI Emerging markets). Les frais de gestion de ces produits s’échelonnent de 0,06 % (pour le fonds Fidelity S&P 500), à 0,2 % (pour le fonds Fidelity MSCI Emerging Markets). La société précise que ces fonds indiciels seront accessibles «à l’ensemble des investisseurs - particuliers (via des plateformes de distribution), distributeurs, institutionnels – pour le même coût et quel que soit le montant investi».
Nalo lance un mandat d’investissement «vert» et 100 % en ligne dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie. La société a opté pour des ETF (fonds indiciels cotés) investis dans des entreprises leaders du secteur des énergies renouvelables, ainsi que des entreprises sélectionnées en fonction de critères ESG (écologiques, sociaux et de gouvernance). «L’ISR (Investissement Socialement Responsable) est peu proposé par les réseaux bancaires et par les conseillers financiers. Il l’est davantage sur les plateformes de financement participatif, mais le crowdfunding n’offre pas la même souplesse et les mêmes garanties que l’assurance-vie», explique Hugo Bompard, Directeur Scientifique de Nalo.
Carmignac et le Crédit Suisse viennent d’annoncer le lancement d’un fonds multi-actifs sur les marchés émergents co-géré et offrant aux investisseurs une exposition diversifiée sur ces marchés. Concrètement, Credit Suisse Carmignac Emerging Markets Multi-Asset Fund, est un fonds à gestion active qui s’appuie sur le Credit Suisse House View pour l’allocation stratégique et tactique des actifs. A cela s’ajoute une sélection de titres à forte conviction, de couverture et de gestion des devises réalisée par Carmignac. «Les marchés émergents sont très divers, s’étendent sur quatre continents et regroupent de nombreuses monnaies. Ils affichent certes des primes très intéressantes dans toutes les classes d’actifs, mais il était jusqu’ici difficile pour les investisseurs de profiter de ces primes en gardant la maîtrise du risque. Compte tenu de ces contraintes, une manière particulièrement intéressante d’investir dans les marchés émergents consiste à combiner des placements dans la dette et les marchés d’actions, créant ainsi un investissement dynamique multi-classes d’actifs qui tirera profit des opportunités les plus attrayantes», précise-t-on chez Carmignac pour justifier le lancement de ce fonds.
Société Générale Private Banking (SGPB) vient d’annoncer le lancement de Cristal Solidarité auprès de ses clients d’une solution d’investissement par laquelle la banque s’engage à faire des donations à des associations caritatives, dont l’Institut Curie et SOS Villages d’Enfants. Concrètement, il s’agit d’un produit structuré dont le montant est établi en fonction de l’investissement total réalisé dans ce produit, est répartie à parts égales entre les associations sélectionnées.
Une étude menée par AllianzGI met en évidence le succès des fonds multi-assets au cours des quinze dernières années. Et la tendance ne devrait pas s'inverser compte tenu des caractéristiques de la nouvelle génération de fonds de cette nature.
Nortia dont le fonds BlackFin vient de prendre une participation de 34% à son capital a gagné l'appel d'offres devant deux autres candidats retenus sur la « short list ».
La Banque Postale Asset Management compte devenir le premier gérant généraliste 100 % ISR. La société de gestion a fixé à 2020 l’année où sera basculé l’ensemble des encours gérés en gestion ISR et justifie cet engagement par trois enjeux principaux : le réchauffement climatique, les limites démographiques du système de protection sociale français et la fracture entre les marchés financiers et la société. Concrètement, l’ensemble des produits ouverts gérés pour les clients particuliers et professionnels convergeront vers une gestion responsable dans les deux ans à venir. Pour les gammes de fonds ouverts, les critères d’éligibilité du label ISR français seront utilisés. Dès le mois de juin prochain, La Banque Postale lancera une gamme « Conviction ISR » constituée de 4 fonds « ISR de conviction » et de 2 fonds solidaires, la gamme couvrira les principales classes d’actifs (actions, obligations, green bond, monétaire), différents niveaux de risque et styles de gestion. A l’occasion du lancement de « Conviction ISR » un nouveau fonds, LBPAM ISR Diversifié, fera son apparition.
Nouveau record du monde, à hauteur de 450 millions de dollars, pour une œuvre deLéonard de VinciAvec une forte croissance constatée sur toutes les grandes places de marché, l’année 2017 restera marquante
Le gestionnaire vient de lancer un fonds global en complément de son produit européen utilisant aussi les « risk premia », Ce nouvel OPCVM de performance absolue est exclusivement exposé aux primes de risque sur les marchés d’actions
L’inflation annuelle dans la zone OCDE a été stable à 2.2 % en février 2018. La hausse des prix de l'énergie (5.6 % en février, contre 4.7 % en janvier) a été compensée par une baisse de l’inflation des prix alimentaires (1,7 % en février, contre 2,2 % en janvier). Hors alimentation et énergie, l’inflation annuelle a été globalement stable à 1.9 % en février 2018.
La gestion est largement impactée par la directive MIF 2 pour diverses raisons. Dans son rapport d’activité pour l’année 2017, l’Association française de la gestion financière (AFG) n’a de cesse de le répéter et de s’en émouvoir. Elle indique toutefois plus précisément que, via son groupe de travail « Mandat de gestion », elle a attiré l’attention de l’Autorité des marchés financiers (AMF) sur les difficultés observées chez ses membres, notamment sur l’obligation d’alerter les investisseurs en cas de baisse de 10 % ou plus de la valeur totale de leurs portefeuilles sous mandat par rapport au dernier reporting connu, en application de l’article 25.6 de la directive MIF 2 et de l’article 62.1 de son Règlement délégué. Cette alerte doit survenir dans les 24 heures à compter de sa constatation par le gérant, et doit être faite par les moyens usuels de communication entre la société de gestion et son client, indique l’AFG. Or, «cette obligation étant difficile à mettre en place de par les contraintes qu’elle engendre — financières et de gestion —, l’AFG s’est rapprochée des autres associations européennes et a alerté l’AMF ainsi que la Commission européenne et l’EFAMA sur les difficultés de mise en oeuvre d’une telle obligation», peut-on lire sur le rapport.
LBPAM a annoncé que de sept de ses fonds venaient d’obtenir une labellisation ISR, parmi lesquels figure un OPCVM multi-actifs aux côtés de fonds actions, taux, et crédit.
La collecte nette cumulée des catégories d’OPC (actions, diversifiés, obligataires) de droit français s’est établie à 50 milliards d’euros en 2017, selon les derniers chiffres publiés par l’Association française de la gestion (AFG). Un niveau de collecte, sur une période d’un an, qui n’avait plus été atteint depuis sept ans, assure l’association. Les fonds monétaires, quant à eux, terminent l’année avec une collecte nette nulle. Les encours globaux sous gestion en France (mandats et OPC), en croissance de +6 % sur l’année 2017, approchent les 4.000 milliards d’euros. Ce qui fait dire à l’AFG qu’en termes de gestion financière (fonds et mandats), les SGP françaises occupent la première place européenne continentale. Depuis le repli de 2011, les encours ont progressé de +44 %, soit un taux de croissance annualisé de +6,3 %. L’encours des OPC de droit français augmente de + 7,3 % en 2017 et atteint 1 929 milliards d’euros. Plus en détail, l’encours des OPCVM (UCITS) s’élève à 874 milliards d’euros (+ 9,8 % sur un an), et celui des FIA (Fonds d’investissement alternatifs au sens de la directive AIFM) à 1.055 milliards d’euros (+ 5,2 % sur un an).Le nombre de sociétés se stabilise à 630 SGP à fin 2017. On observe toujours un dynamisme du nombre de créations (35 nouvelles SGP, niveau équivalent à 2016). En parallèle, on constate un mouvement de consolidation et rapprochement afin de faire face à la concurrence et à la baisse des marges. En 2017, la bonne tenue des marchés, notamment actions, devrait toutefois favoriser un fort rebond du chiffre d’affaires et du résultat de la profession. En termes de domiciliation des fonds, la France occupe la deuxième place en Europe pour les fonds FIA (17,8 % de parts de marché), et la quatrième place pour les OPCVM (8,9 %).Au niveau européen, l’encours des fonds dépasse les 15.600 milliards d’euros à fin 2017, en progression de + 10,1 % sur un an. La collecte nette s’élève à 949 milliards d’euros, dont 301 milliards d’euros pour les seuls fonds obligataires. Les SGP françaises profitent de cette dynamique : l’encours des OPC de droit étranger gérés en France a doublé depuis 2013, et dépasse aujourd’hui les 400 milliards d’euros.
Selon les derniers chiffres de France Invest et Grant Thorton, le capital-investissement français a doublé ses ressources en 5 ans, passant de 8,2 milliards d’euros collectés en 2013 à 16,5 milliards d’euros en 2017.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) publie une nouvelle série de publications apériodiques intitulée « documents de réflexion ». Cette initiative a pour objectif de contribuer à l’évolution de la supervision et développer des analyses sur des points qui n’ont pas encore fait l’objet de prises de positions officielles, en vue de les discuter avec les parties prenantes. Dans ce cadre, elle présente ce mardi 3 avril un document sur le risque informatique et appelle à commentaires d’ici au 15 juin prochain. Cette consultation s’adresse tant à la profession et aux intermédiaires et établissements soumis au contrôle de l’ACPR que, plus largement, à l’ensemble des parties concernées par le secteur financier, indique l’Autorité dans un communiqué. Le document vise à communiquer sur les enjeux des risques informatiques, s’agissant tant de leur reconnaissance que de leur réduction. Il constitue une contribution aux réflexions sur la manière d’intégrer la maîtrise du risque informatique dans le cadre plus général de gestion du risque opérationnel.
L’Indice PMI affiche un plus bas de 8 mois, la croissance ralentissant dans l’ensemble du secteur manufacturier de la zone euro en mars. L’Indice PMI IHS Markit final pour l’Industrie manufacturière de l’Eurozone se replie de 58,6 en février à 56,6 (conformément à estimation Flash : 56,6). La croissance ralentit dans l’ensemble des pays et des sous-secteurs étudiés par l’enquête en mars. Le renforcement des tensions sur les chaînes d’approvisionnement freine la croissance de la production et entraîne une hausse des coûts.
Le groupe NTD annonce le lancement d’Outremer Funding, plateforme de financement participatif pour la construction de logements en outre-mer. Un produit à destination des conseillers financiers et des CGP, présenté comme affichant un taux de rendement de 5 % par an sur six ans payable trimestriellement.
Bercy réfléchit entend encourager le développement du crowdfunding. A l’occasion de la tenue du forum «Entreprises en action!», le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire a indiqué vouloir «engager une réflexion sur les possibilités du rehaussement des seuils autorisés par projet». Actuellement à 2,5 millions d’euros par levée de fonds, le plafond pourrait atteindre 5 millions, voire plus.