La Réserve Fédérale américaine s’est montrée légèrement plus optimiste que lors de la dernière réunion quant à une prochaine hausse des taux d’ici à la fin de l’année.
Janet Yellen, chair of the U.S. Federal Reserve, testifies at a congressional Joint Economic Committee hearing in Washington, D.C., U.S., on Thursday, Dec. 3, 2015. Yellen delivered a cautiously upbeat outlook for the U.S. economy, signaling the conditions necessary for an interest-rate increase have been met and that she hopes to tighten monetary policy slowly after liftoff. Photographer: Drew Angerer/Bloomberg *** Local Caption *** Janet Yellen
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Drew Angerer/Bloomberg
Le statu quo sans surprise. La Réserve Fédérale américaine (FED) n’a pas annoncé de deuxième hausse de ses taux d’intérêts directeurs après décembre, comme la plupart des analystes s’y attendaient. Ils restent ainsi dans la fourchette0,25%-0,50%.
Le plus important dans cette réunion est le ton avec lequel la FED entrevoit les prochains mois. Sur ce plan elle s’est voulue légèrement plus optimiste que lors de la dernière réunion concernant la conjoncture américaine.
«Les risques qui pèsent sur les perspectives à court terme de l’économie ont diminué», écrit ainsi la FED, saluant les récents chiffres de l’emploi américain très au-dessus des attentes en juin.
Cela-dit l’institution dirigée par Janet Yellen a voulu rappeler les freins qui pèsent sur une prochaine hausse de taux. «Si son communiqué prend acte de l’amélioration des indicateurs économiques récents, notamment sur le marché de l’emploi, il souligne néanmoins la détérioration persistante des tendances sur le front de l’investissement», décrypte Véronique Riches-Flores, fondatrice de RF Research.
La question du taux d’inflation est également centrale, une inflation toujours en-dessous des attentes fixées autour de 2% par l’institution, et notamment plombée par la récente nouvelle chute des cours du pétrole.
L'élection américaine de novembre pourrait par ailleurs empêcher tout passage à l’acte en septembre, «pour ne pas donner le sentiment de favoriser l’un des deux camps», expliquait récemment à l’AgefiTV Bruno Colmant, chef économiste de la banque Degroof Petercam.
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