La BCE surprend en lançant les prémisses de son «tapering»
Le programme de rachat de dette sera prolongé pour neuf mois au-delà de mars 2017 mais il sera ramené à 60 milliards d’euros contre 80 milliards jusqu'à présent.
Mario Draghi, president of the European Central Bank (ECB), center, arrives for a meeting of European finance ministers in Brussels, Belgium, on Saturday, July 11, 2015. Hours after Greek Prime Minister Alexis Tsipras won overwhelming support in Parliament for the package of spending cuts, pension savings and tax increases, some finance ministers arriving in Brussels voiced skepticism over the details. Photographer: Jasper Juinen/Bloomberg *** Local Caption *** Mario Draghi
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Jasper Juinen/Bloomberg
L’institution de Francfort a surpris les observateurs jeudi en annonçant la baisse du montant des rachats de titres souverains sur le marché obligataire après mars 2016, date à laquelle le programme était supposé terminer. La prolongation du programme pour une durée de neuf mois au-delà de la fin programmée (mars 2017) ne constitue pas réellement une surprise, la plupart des observateurs s’y attendaient, du moins sur six mois. C’est la baisse des montants rachetés qui a surpris.
Les taux souverains ont connu une remontée nette après cette annonce, le rendement du Bund allemand progressant de 4 points de base (0,384%), idem pour l’OAT (0,806%). L’euro accélérait quant à lui ses pertes à 1,0665 dollar (-0,86%).
La BCE a précisé qu’elle poursuivrait son programme au-delà de décembre 2017 «si nécessaire». L’institution de Francfort explique également que le montant de rachats net prendra en compte les réinvestissements sur les titres déjà achetés et qui arriveront à échéance. Au rang des nouveautés, les titres à maturité 1 an seront pris en compte dans le programme et ceux dont le rendement est inférieur au taux de dépôt (-0,4%) pourront également être rachetés, ce qui représentait jusque-là un niveau plancher.
Concernant les prévisions d’inflation, la BCE a revu à la hausse ses prévisions pour 2017 (1,3% contre 1,2%) mais à la baisse pour 2018 (1,5% contre 1,6%). Selon l’institution, l’inflation n’atteindra pas 2% (son objectif) avant 2020. La BCE a également revu à la hausse sa prévision de croissance en zone euro pour l’an prochain, de 1,7 contre 1,6% précédemment.
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