De fortes disparités entre l’immobilier neuf et ancien
Dans l’ancien, les ventes totalisent 740.000 unités au premier trimestre 2014 (en cumul 12 mois), un niveau élevé, en baisse de 9 % seulement par rapport aux pics de 2007.
Dans leur édition Eco Immobilier du mois de juillet, les économistes du Crédit Agricole mettent en lumière la très grande différence entre l’évolution du marché résidentiel dans le neuf et l’ancien. Ainsi, dans l’ancien, les ventes totalisent 740.000 unités au premier trimestre 2014 (en cumul 12 mois), un niveau élevé, en baisse de 9 % seulement par rapport aux pics de 2007. «En 2013, les volumes de vente se sont légèrement accrus [par rapport à 2012], à 719.000 unités, soit + 2,1 % sur un an. La tendance haussière se confirme (...) début 2014, avec 189.000 ventes au premier trimestre, +12 % sur un an», peut-on lire dans l’étude. Toujours dans l’ancien, le recul des prix reste contenu, avec une baisse de -1,4 % sur un an glissant au premier trimestre de cette année.
Cette situation est loin d’être identique dans le neuf, ce qui fait dire aux équipes du Crédit Agricole qu’il y a, en France, un «immobilier à deux vitesses». Dans le neuf, début 2014, les ventes reculent de 5 % sur un an, et de 31 % par rapport à 2007. Les mises en chantier reculent de 33 % sur cette même période.
Le Crédit Agricole anticipe qu’en 2014, «les volumes seraient en léger repli dans le neuf (promoteur) et en très légère hausse dans l’ancien. Les prix de l’ancien baisseraient de 2,5 % en glissement annuel, après -1,4% fin 2013, soit un repli cumulé de 6% entre fin 2011 et fin 2014. En 2015, les volumes seraient stables dans l’ancien et en léger rebond dans le neuf. Les prix baisseraient de 2 % dans l’ancien».
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