Colony Capital est désigné repreneur de Maranatha
(Reuters)
Maranatha gère les actifs de 6.000 investisseurs détenteurs d’un parc de 52 hôtels en France, surtout des quatre et cinq étoiles, mais n’est pas elle-même propriétaire de ces établissements.
Pour acquérir ces hôtels, la société avait emprunté en 2015 262 millions d’euros auprès de Cale Street Partners, un fonds d’investissement souverain koweitien, contre une rémunération de 6%.
Le tribunal devait trancher notamment entre les propositions de reprise de Colony Capital associé à Accor Hotels pour la reprise des Hôtels du Roy, de Tikhenau Capital associé à LGH, mais aussi d’Appolo avec 123IM et Paris In et d’Attestor Capital associé à Loxi Hospitality.
Cale Street Partners a signé un accord avec quatre des candidats à la reprise lui permettant de récupérer l’intégralité de sa créance et des intérêts.
«C’est une décision acceptable pour les investisseurs que je représente, des discussions seront possibles avec le repreneur», a déclaré à Reuters Me Phlipp Pechayre, avocat de Codimma.
«Ce n’est pas la solution idéale mais je pense qu’elle pourra être validée par les assemblées générales».
Le projet de reprise retenu par le tribunal de commerce devra être validé par les assemblées générales des sociétés portant les actifs.
Selon son fondateur Olivier Carvin, Maranatha représentait en 2015 une valeur de 800 millions d’euros ce qui en faisait le cinquième groupe hôtelier français. Aujourd’hui, les actifs sont estimés à 430 millions d’euros.
Pour Olivier Carvin, président-fondateur de la SAS Maranatha, la décision de redressement judiciaire prise en 2017 découlait des difficultés rencontrées par sa société pour racheter ces actifs face à une vague de cessions consécutive aux attentats de 2015 et 2016.
Regroupés dans le collectif Coddima, 1.500 des 6.000 épargnants lésés soutenaient la proposition d’Appolo-123 IM.
Le 6 juillet dernier, dans une ordonnance du tribunal de commerce de Marseille, le parquet annonçait «que des éléments de qualification de l’infraction de banqueroute et de complicité de banqueroute sont susceptibles d'être recherchés dans ce dossier» alors que la brigade financière de la police judiciaire de Marseille est chargée de l’enquête.
Le groupe, basé à Marseille, emploie 1.300 salariés.
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