AMF : Artecosa passe devant la Commission des sanctions
« Définir Artecosa ? C’est le même système qu’Aristophil, mais en plus intelligent et retors» tranche Guy Grandgirard, le président de l’association de défense des consommateurs de Lorraine, qui a enquêté sur le dossier dès août 2015.
Artecosa – depuis renommée «Signatures» - a été placée en sauvegarde judiciaire le 8 février 2018 par le tribunal de grande instance de Paris. À compter du jugement les investisseurs avaient deux mois pour déclarer leurs créances et trois mois pour revendiquer la propriété de leurs œuvres.
Souvent considérée comme la «petite cousine» de la société Aristophil, Artecosa a été créé par d’anciens d’Aristophil qui se sont inspirés du business model de Gérard L’Héritier, en proposant des placements dans des lettres, manuscrits ainsi que des photographies pour un rendement mirifique de près de 6,25 %. Des promesses qui sont à l’origine des difficultés financières d’Artecosa et de la procédure de sauvegarde dont elle fait l’objet.
La société était déjà depuis avril 2016 dans le collimateur de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour non-respect des règles relatives aux intermédiaires en biens divers. Le secrétaire général de l’AMF avait d’ailleurs diligenté une mission de contrôle.
Certains investisseurs ont d’ores et déjà récupéré leurs œuvres et une première vente aux enchères a été organisée à Nancy en novembre 2017. Sans surprise les œuvres ont été vendues très en-deçà de leur valeur d’achat. Certains spécialistes estiment que les manuscrits sont partis pour 10 à 20 % de leur prix d’acquisition.
Certains avocats mettent en garde les investisseurs et les invitent à reprendre leur bien au plus vite avant que la société soit placée en liquidation judiciaire. Sans cela ils n’auront plus la disposition de leur œuvre avant longtemps et paieront le temps de la procédure des frais de garde importants.
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