Truffle et Sopra étrennent le co-investissement dans Particeep
Il y a un début à tout. Si Sopra Steria fait déjà partie des investisseurs présents dans le fonds fintech de Truffle Capital, c’est la première fois que la société sera aussi co-investisseur d’une des participations du fonds. Les deux partenaires ont investi un ticket de 2 millions d’euros, pour prendre une participation minoritaire dans Particeep. L’investissement reste certes modeste, mais outre son montant, les interactions entre les trois partenaires illustrent la manière dont les fintech peuvent s’appuyer sur des écosystèmes déjà structurés pour se développer, et cela sans perte de contrôle.
Créée en 2014, la société Particeep a comme vocation d’accompagner les banques, assurances et sociétés de gestion dans la numérisation de leurs canaux de distribution. Aujourd’hui, la société présente un chiffre d’affaires de 1,3 million d’euros (chiffres fin 2019) et propose aux banques des solutions leur permettant de commercialiser sur n’importe quelle plateforme web ou mobile l’ensemble de leurs produits et services. « La vente à distance des produits bancaire ou d’épargne se fait sur des terminaux web à hauteur de 12% et mobiles à 5%. Or 80% des clients finaux souhaitent bénéficier de canaux de souscription numériques », constate Steve Fogue, président et co-fondateur de Particeep, pour illustrer le potentiel de sa société.
Truffle, bien que minoritaire dans le cas de Particeep, reste très impliqué dans le développement de ses participations. La société a mis en place ce qu’elle appelle un écosystème, entre ses investisseurs institutionnels et les fintech dans lesquelles elle est investie. « Les banques et assureurs ont besoin de lancer de plus en plus de nouvelles offres. Or l’essentiel du marché n’est pas équipé pour cela et Particeep leur fournit des solutions clé en main », déclare Bernard-Louis Rogues, directeur général et co-fondateur de Truffle Capital.
De son côté, Sopra Banking Software, est un des investisseurs du fonds de Truffle, mais a décidé d’entrer également en direct dans Particeep. «Dans ce cas, nous avons mêlé une approche industrielle et une approche de corporate venture. Nous développons, pour nos clients banques ou assurances, des plates-formes leur permettant d’intégrer des offres telles que celles de Particeep. Investir en direct dans la société constitue aussi une bonne manière de prouver à nos clients que nous avons pérennisé nos relations avec la fintech », explique Guillaume Blot, chief digital & innovation officer de Sopra Banking Software.
Plus d'articles du même thème
-
Un Shein en perte de vitesse se présente à la Bourse de Hong Kong
Le géant controversé de la fast fashion a publié le 26 juillet son document d'introduction en Bourse. Il a signé une perte au premier trimestre et pâtit des taxations imposées aux petits colis dans les pays occidentaux. -
Le déficit commercial français reste plus lourd qu'avant la crise sanitaire
Le solde commercial français dépend de quatre principaux secteurs industriels qui n’ont pas retrouvé le même niveau d’exportations qu’avant la pandémie de Covid, hormis le secteur du luxe. -
Face au risque climatique, la tutelle des assureurs les appelle à se mobiliser sur la prévention
Alors que les incendies font rage près de Bordeaux, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a conduit en 2025 et 2026 une revue de la gestion des risques liés au changement climatique. De bonnes pratiques ont été relevées chez les assureurs, mais les actions de prévention restent à déployer.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
Cocktail explosifMégafeux : pourquoi ce n'est que le début
« Orage de feu » jamais vu, record d'évacuations, trentaine de foyers actifs simultanément : ce pire épisode d'incendies que le pays ait connu depuis 1949 illustre ce que les climatologues annoncent depuis des années -
EditorialCanicules, mégafeux : l'impasse de l'infantilisation citoyenne
Il est temps de changer de paradigme. Le précautionnisme a vécu. Pratiquée par tous nos dirigeants, cette religion de la protection absolue – « quoi qu'il en coûte » – sonne de plus en plus comme une promesse creuse -
BatailleA400M, bulldozers, sapeurs : la mobilisation maximale des militaires face aux feux
Les armées fournissent matériels et personnels face aux incendies, en plus d’une brigade dédiée à la sécurité civile. Et fait monter en puissance ses dispositifs