Raisin lance un logiciel pour les banques américaines
Ce service propose des produits de dépôts à terme. La fintech espère conquérir cinq banques d’ici la fin de l’année.
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Pauline Armandet
«2021 sera une année de déploiement sur une échelle beaucoup plus large», précise Emmanuel Rodriguez, directeur général de Raisin France.
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Présente aux Etats-Unis depuis le début de l’année, la fintech Raisin annonce aujourd’hui le lancement d’un logiciel pour les banques américaines leur permettant de proposer des produits de dépôts à terme. Baptisé «Savings as a Service», ce logiciel entend fournir «des dépôts sur mesure pour nos clients», explique à L’Agefi Emmanuel Rodriguez, directeur général de Raisin France.
La plate-forme d'épargne veut aller plus loin que les offres proposées par les banques privées. «Plutôt que de prendre des produits à termes fixes qui sont proposés par les banques, ici c’est l’utilisateur qui peut choisir ses termes. Le logiciel va fournir une flexibilité opérationnelle à la banque et à l’épargnant», précise Emmanuel Rodriguez.
Ce logiciel permettra notamment de «concrétiser les acquisitions et les partenariats qui vont être mis en place avec les banques américaines», poursuit Emmanuel Rodriguez. A ce jour, la fintech ne souhaite pas communiquer sur les banques qui ont choisi de déployer la solution, mais assure qu’un grand établissement américain devrait lancer le logiciel dans les semaines qui viennent.
«D’ici fin 2020, nous aurons confirmé le lancement du logiciel auprès de plusieurs banques et 2021 sera une année de déploiement sur une échelle beaucoup plus large», déclare le dirigeant.L’objectif, pour la fintech, est de conquérir 5 clients aux Etats-Unis d’ici la fin de l’année.
La fintech ne réalise toujours aucun volume outre-Atlantique mais le contexte actuel lui est favorable. La pandémie de Covid-19 a notamment eu pour conséquence une augmentation du volume des dépôts des épargnants, désormais plus prudents face à la crise. Aux Etats-Unis, le volume des dépôts a ainsi atteint 15.000 milliards de dollars en moins de six semaines, selon les derniers chiffres de la Réserve Fédérale américaine (Fed). «Nous pensons pouvoir capitaliser là-dessus, considère Emmanuel Rodriguez. En Europe, début mai, nous avons dépassé 25 milliards d’euros de dépôts intermédiés contre 15 milliards en septembre, ce qui représente une augmentation de 60%. Sur le marché français, la collecte de dépôts a été multipliée par six sur les trois derniers mois par rapport à la même période l’année dernière.»
Dans le contexte du Covid-19, la fintech fondée en 2012 a décidé de faire un pari en misant sur les institutions financières, notamment les banques régionales et les coopératives de crédit. Ces dernières sont «bien placées pour jouer un rôle primordial dans le redémarrage de l'économie américaine et elles veulent être prêtes à offrir des solutions», estime Paul Knodel, PDG de Raisin aux États-Unis.
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