Le lancement de la fintech Raisin aux Etats-Unis se précise
Au Fintech Inn, le rendez-vous des Fintech qui se déroule les 27 et 28 novembre à Vilnius (Lituanie), certaines fintech regardent déjà vers d’autres horizons. Au même titre que Revolut, la fintech allemande Raisin, spécialisée dans les produits d’épargne, a prévu de s’installer aux Etats-Unis en 2020. «Ce sera pour le second semestre», confie à L’Agefi Tamaz Georgadze, directeur général de Raisin. «Nous sommes en pourparlers avec cinq banques américaines qui souhaitent rejoindre la plate-forme. J’espère que nous arriverons à dix banques partenaires en 2020.»
Partenaire de 90 banques européennes, Raisin admet qu’elle devra adapter ses offres à destination du marché américain, sans pour autant donner de détails sur leur contenu. Tamaz Georgadze aborde sereinement son arrivée aux Etats-Unis, où 6.000 banques sont en concurrence «via le canal digital». Selon lui, «les grandes banques n’offrent pas des taux attractifs sur des produits d’épargne. Notre avantage est que nous nous concentrons sur les dépôts.»
17,5 milliards d’euros de dépôts
Fondée en 2013, la fintech revendique 215.000 clients pour un total de 17,5 milliards d’euros de dépôts. Elle ne communique pas sur le nombre de clients visés aux Etats-Unis, mais prépare activement son arrivée. Situé sur la Côte-Est, son bureau sera composé de dix personnes à son lancement, dont Marcel Bock, un ancien de McKinskey, qui vient d'être nommé responsable du développement de ses activités américaines (PMO, pour project management officer) et Paul Knodel, un ancien de Citigroup et Merrill Lynch, responsable du bureau.
Au Fintech Inn, qui rassemble plus de 3.000 participants, Tamaz Georgadze, n’oublie pas de cultiver son réseau européen. Le patron de la fintech a rencontré certains représentants de banques lituaniennes partenaires et espère créer de nouvelles opportunités. Début 2020, Raisin nouera un partenariat «avec une grande banque italienne» confie son patron. La fintech allemande qui avait racheté la banque MHB en mars dernier, envisage aussi d’autres acquisitions. «Nous accordons naturellement une attention particulière aux acquisitions potentielles qui permettront d’atteindre nos objectifs stratégiques plus rapidement» conclut Tamaz Georgadze.
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