Qonto veut quadrupler de taille d’ici deux ans
2023, horizon des ambitions de Qonto. La néobanque pour les professionnels espère atteindre 500.000 clients d’ici fin 2023, contre 120.000 à l’heure actuelle. Cette acquisition clients sera rendue possible à la fois grâce à une forte croissance en France, mais également à une «envolée» du nombre de clients dans les pays où la néobanque est déjà présente : en Allemagne, en Italie et en Espagne, un marché «un peu plus petit mais important», a souligné lors d’un point presse Alexandre Prot, CEO de Qonto.
La fintech française pense notamment atteindre la rentabilité d’ici fin 2023 en France, en conquérant entre 250.000 et 300.000 clients. «Cela est lié au fait que notre modèle économique est sain car nos clients payent, c’est différent des offres gratuites des néobanques», précise son patron. «C’est en ligne de mire sans que ce soit une priorité. Quand on prolonge nos courbes, on voit cela arriver. Notre priorité reste la croissance, le développement de nouveaux services, l’expansion européenne», explique Alexandre Prot. La rentabilité dans les autres marchés devrait arriver 2 à 3 ans plus tard.
150 recrutements prévus cette année
Cette année, la fintech accélérera son expansion européenne. «Nous voulons consolider notre positionnement en Europe. Nous allons nous concentrer sur les pays où nous sommes déjà implantés», explique Elizabeth Coleon, chief marketing officer chez Qonto. Une stratégie qui devrait permettre d’avoir la moitié de leurs clients en France et dans le reste des pays européens d’ici 2023.
La fintech compte également renforcer ses partenariats clés, à la fois dans la facilitation de création d’entreprises, avec des acteurs institutionnels et régionaux. La fintech, qui compte 300 personnes dont 50 dédiés à sa stratégie à l’international, espère recruter 150 personnes supplémentaires d’ici fin 2021. Elle a également pour objectif d’ouvrir des bureaux dans les pays où elle opère, en commençant par l’Italie.
La fintech revendique avoir doublé son chiffre d’affaires chaque année depuis sa création, «on compte le faire encore cette année malgré les incertitudes économiques et sanitaires», assure son patron. Si la fintech n’a pas dévoilé son chiffre d’affaires, ses sources de revenus proviennent principalement des abonnements, des cartes premium, des commissions d’interchange et de partenariats noués avec des acteurs traditionnels, comme Axa sur l’assurance responsabilité civile professionnelle ou Izettle sur les terminaux de paiement.
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