N26 fait un pas dans l’assurance
N26 veut «perturber» le monde de l’assurance. C’est en ces termes que la néobanque allemande a annoncé son arrivée dans ce secteur. Elle lance «N26 Insurance» avec l’aide de l’assurtech allemande Simplesurance qui compte parmi ses clients des fintechs comme Lydia et Bankin’ ou encore Allianz.
Dans un premier temps, la banque allemande proposera une assurance achat pour smartphone à ses clients allemands. Au prix de 6 euros par mois, l’offre permettra de couvrir les accidents, les dommages et le vol de leur appareil. Au cours des prochains mois, la banque compte proposer ce service dans les pays européens où elle opère déjà, ainsi qu’élargir son offre à l’assurance responsabilité civile privée, l’assurance habitation ou encore à l’assurance vie.
Disruption
«En matière d’assurance, les clients doivent encore aujourd’hui faire face à des processus et des formalités complexes et dépassés. Cet espace est depuis longtemps mûr pour la disruption et nous offrons désormais une solution numérique unique pour les besoins en assurance de nos clients», a déclaré Valentin Stalf, co-PDG de N26.
En moyenne, les Européens dépensent plus de 2.000 euros par personne et par an pour leur couverture d’assurance, «ce qui représente un marché d’un volume annuel de 1.310 milliards d’euros prêt à être perturbé», précise la banque. Avec cette offre payante, la néobanque compte bien générer de nouveaux revenus, alors qu’elle a perdu 110 millions d’euros l’an dernier et 165 millions d’euros en 2019.
Fondée en 2013, N26 qui revendique 7 millions de clients, dont plus d’1,8 million en France, proposait déjà une couverture d’assurance voyage en partenariat avec Allianz. Mais avec les ambitions de cette nouvelle offre, elle rentrera en concurrence directe avec deux insurtech très actives en Allemagne : Clark et Getsafe. Cette dernière est présente en Allemagne depuis 2017 et revendique déjà 150.000 clients, qui peuvent choisir jusqu’à huit produits d’assurances, de la couverture de biens personnels en passant par l’assurance dommages.
Pour diversifier leur modèle, de plus en plus de néobanques font un pas dans l’assurance. Mi-février, Revolut a annoncé avoir noué un partenariat avec Wakam, spécialiste de l’assurance digitale en Europe, et avec l’assurtech belge Qover, pour proposer une nouvelle garantie d’assurance couvrant ses clients. La néobanque de la Banque Postale, Ma French Bank, vient de s‘associer avec l’assurtechLovys, permettant à ses clients de souscrire à une assurance pour leur téléphone mobile ou encore une assurance multirisque.
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