Morgan Stanley fait aussi le choix d’un robo-advisor
La banque américaine espère capter les jeunes générations fortunées et vise tout particulièrement les enfants de ses clients.
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La Rédaction
Morgan Stanley lance son service automatisé de conseils en investissement baptisé « Access Investing », pour s’adresser tout particulièrement aux enfants des clients du groupe.
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Photo Bloomberg.
Morgan Stanley se lance à son tour dans les robo-advisors. La banque américaine déploie son service automatisé de conseils en investissement baptisé « Access Investing ». Ce robo-advisor, dont le lancement avait été annoncé un mois plus tôt, est destiné aux jeunes générations et vise en particulier la progéniture des clients du groupe. Le service de la banque américaine propose un choix d’ETF, de fonds communs, ainsi que des portefeuilles d’investissement répartis selon sept thèmes. Un investissement minimum de 5.000 dollars est requis, tandis que les commissions ont été fixées à 0,35 %.
« Nous avons développé cela pour toucher la prochaine génération, afin d’attirer les clients dans Morgan Stanley plus tôt dans les investissements de leur cycle de vie, afin qu’ils puissent grandir avec l’entreprise », assure au Financial TimesNaureen Hassan, directrice du numérique du pôle gestion de fortune du groupe.
Se préparer pour la prochaine génération de clients fortunés
« Access Investing est conçu pour aider les investisseurs qui ont des besoins moins complexes à atteindre leurs propres objectifs financiers – qu’ils souhaitent épargner pour la retraite, acquérir une nouvelle voiture ou acheter une maison, tout en tenant compte de leur horizon temporel et de leur tolérance au risque », soulignait en décembre dernier le groupe, qui expliquait vouloir construire un « pipeline pour la prochaine génération de clients fortunés ».
Plusieurs de ses concurrents ont déjà fait le pari des robo-advisors. La banque américaine Wells Fargo s’est dotée d’un service développé avec l’entreprise technologique SigFig. Lancé en février 2018, la solution a été pensée par les clients du groupe ayant un compte de banque en ligne mais pas de compte d’investissement. Pour un investissement minimum de 10.000 dollars, le double de Morgan Stanley, et des frais de conseil de 0,5 % par an, les futurs utilisateurs d’« Intuitive Investor » auront accès à la recherche de marché de la banque et à ses conseillers financiers.
Bousculer les acteurs traditionnels
Les plates-formes de « robot-conseiller » développées par des start-up veulent, elles, bousculer les acteurs traditionnels. A l’exemple de l’ambitieuse Pefin, créée par deux dirigeantes passées par les grandes banques américaines, dont Morgan Stanley, qui s’est lancée en décembre dernier outre-Atlantique.
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