Lydia se lance dans le crédit à la consommation instantané avec Banque Casino
Lydia propose depuis ce mercredi en France une offre de crédit à la consommation instantané en partenariat avec Banque Casino, la banque en ligne du groupe Crédit Mutuel et de Casino. Ces prêts concerneront des montants de 100 à 1.000 euros qui, s’ils sont approuvés, pourront être crédités instantanément sur le compte Lydia, ou dans un délai de 14 jours, selon le souhait du client. «Le taux d’acceptation des crédits sera de l’ordre de 80%», a précisé Marc Lanvin, directeur général adjoint de Banque Casino, lors d’une conférence de presse.
À titre d’exemple pour un emprunt de 100 euros, Lydia et Banque Casino factureront un taux d’intérêt de 3,13% ainsi que 6,90 euros de frais supplémentaires, si le client choisit de créditer la somme de manière instantanée sur l’application. Ces frais «d’instantanéité» seront dégressifs en fonction du montant du prêt. Les remboursements doivent s’effectuer sous trois mois et les clients ont un droit de rétractation de 14 jours.
82% des utilisateurs entre 18 et 30 ans
L’offre, qui a été développée pendant huit mois, s’adresse à «80% des porteurs de carte Lydia», actuellement au nombre de 30.000, selon Cyril Chiche, cofondateur et fondateur de Lydia. Les prêts sont ainsi envisagés comme un véhicule permettant l’accélération des acquisitions des cartes Lydia. «Nous visons 300.000 porteurs de carte fin 2019», détaille Cyril Chiche dont l’application compte 1,4 millions de clients en France et 100.000 à l’étranger. Il espère réaliser «des dizaines de milliers de prêts» d’ici 2019. Concernant l’éligibilité, elle sera basée sur les utilisations précédentes des clients dans l’application Lydia et selon le fichier de connaissance client de Banque Casino, le tout aidé par une intelligence artificielle de machine learning destinée à limiter le risque.
Ce partenariat permet à Banque Casino, déjà présente dans le crédit conso avec des paiements fractionnés proposés via Cdiscount, de «toucher une clientèle plus jeune», note Marc Lanvin. 82% des utilisateurs de Lydia ont entre 18 et 30 ans. Quant à la fintech, ce nouveau produit s’inscrit dans une stratégie consistant à «offrir à ses utilisateurs une interface pour l’ensemble des services financiers du quotidien», souligne Cyril Chiche. Après l’assurance pour produits mobiles avec CNP et le crédit conso avec Banque Casino, Lydia envisage d’ailleurs de se lancer prochainement dans l’investissement et l’épargne.
Plus d'articles du même thème
-
Avec le Livret A, Trade Republic et Axa Banque se partagent les données et les responsabilités
Depuis la fin août, la banque en ligne propose à ses clients d’ouvrir un Livret A dans les livres de l’assurbanque. Ce deal réputé gagnant-gagnant implique un partage des données commerciales et un dispositif réglé au cordeau sur les questions de connaissance client et de conformité. -
Les fintechs sont les grandes gagnantes de la réforme de la facture électronique
Les fintechs dédiées aux comptes professionnels ont réussi à tirer leur épingle du jeu dans la bataille de la facture électronique. Des pépites françaises se retrouvent leaders du classement des plateformes agréées. -
Revolut franchit une étape supplémentaire pour sa licence bancaire américaine
La fintech a obtenu une autorisation conditionnelle du bureau du contrôleur de la monnaie des Etats-Unis. Elle devra cependant obtenir encore plusieurs autorisations pour pouvoir lancer sa banque aux Etats-Unis en 2027.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
Contenu de nos partenaires
-
Convergence des luttesViolences sexuelles : les nouveaux croisés de l’« enfantisme »
Récemment sorti de l’ombre, le mouvement, lié au néo-féminisme, façonne la « loi intégrale » contre les violences sexuelles. Enquête sur cette sphère qui associe « l'oppression des enfants » à « la domination masculine » -
Cassandre et PandoreLes modèles d'IA sont-ils si dangereux et incontrôlables ?
A l’heure où un jeune chercheur d'Anthropic sonne l’alerte sur le risque d’extinction lié à l’IA, les géants américains oscillent entre éthique et course effrénée à la tech la plus performante -
EditorialScandale du périscolaire à Paris : la condescendance glaciale d’Anne Hidalgo
Mercredi matin, sur France Inter, la dignité commandait de faire profil bas plutôt que de dénoncer vainement une « instrumentalisation de la douleur » des familles