Les néobanques Revolut et Monzo à leur tour en difficulté
Publié le
Capucine Cousin
Plusieurs fintech continuent de connaître des difficultés en raison de la crise économique liée à la pandémie de Covid-19. Monese avait ainsi dû revoir à la baisse ses ambitions pour sa levée de fonds.
La principale néobanque en Europe, Revolut, a mis la pression à une partie de ses salariés pour qu’ils quittent leurs postes et acceptent une baisse de leurs salaires, affirme le magazine spécialisé américain Wired dans un article sur son site. Témoignages à l’appui, il parle d’une cinquantaine de salariés des bureaux de Revolut en Pologne et au Portugal qui disent avoir subi ces pressions. Revolut avait déjà annoncé récemment 62 licenciements. Contactée par L’Agefi, Revolut France n’a pas encore commenté.
En outre, la néobanque britannique Monzo a annoncé en interne que 120 salariés en Grande-Bretagne seraient licenciés, selon le site Techcrunch et l’agence Reuters. Elle a déjà licencié près de 300 personnes en Grande-Bretagne, et fermé son bureau de Las Vegas, 165 salariés du service clients ayant alors perdu leur emploi.
A l'affût d'opportunités dans les infrastructures européennes, le géant européen du capital investissement envisage une offre à 9 milliards d'euros sur le spécialiste italien des paiements, dont le titre a perdu 65% en quatre ans.
Même dans l'univers des fintechs, Revolut reste à part en raison de la structure de ses revenus et de son bilan. Alors que le groupe envisage une entrée en Bourse, mais pas avant 2028, et caresse l'espoir d'une capitalisation de 200 milliards de dollars, les analystes de JPMorgan viennent de disséquer le modèle économique de la néobanque la mieux valorisée et la plus crainte d'Europe.
Un document de travail, dont le leader de Place publique s’est démarqué, avant sa révélation par Politico, suggère de désinvestir les classes populaires et les banlieues pour se concentrer sur un électorat « cible » en vue de la présidentielle de 2027 : des urbains, diplômés et aisés, jugés plus réceptifs à une offre sociale-démocrate
Guerre commerciale, IA et statut de Taïwan... Les sujets de discorde entre les deux dirigeants ne manquent pas, alors que l’ombre du conflit iranien plane sur leur rencontre
Attention collector ! Swatch et Audemars Piguet s'associent pour la Royal Pop, une collection de huit montres de poche en biocéramique inspirée de l'iconique Royal Oak, disponible dès le 16 mai en boutique.