Les Français méconnaissent les agrégateurs de comptes
Malgré les récents partenariats stratégiques noués entre ces acteurs et des banques françaises, ce service peine à percer.
Publié le
Pauline Armandet
-
Pixabay.
Les agrégateurs de comptes sont une question d'âge. 55% des 18-24 ans connaissent ce type de service contre seulement 7% des 25-34 ans et 1% des 35-49 ans. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par Square en 2019 auprès de 600 personnes. De manière générale, encore peu de Français sont au fait de cette fonctionnalité. «D’une part, le terme agrégateur de comptes n’est pas facile à comprendre. Par ailleurs, 57,6% des Français sont encore mono-bancarisés. Or, l’agrégation de comptes n’a d’intérêt que si vous êtes multi-bancarisés», explique Marc Campi, associé chez Square.
Sur les banques françaises proposant un service d’agrégation de comptes (le Crédit Agricole, La Banque Postale, la Caisse d’Epargne, LCL, BNP Paribas, et la Société Générale), seulement 34% du panel interrogé connaissent l’existence de ce service. Côté fintech, 23% des personnes interrogées ont entendu parler de l’application «Gérer mes comptes», 19% de Bankin’, contre entre 8 et 10% pour Linxo, Nestor ou Moneyboard.
Par ailleurs, 96% des Français ne connaissent pas le terme PFM (personal financial management) mais «53% se déclarent intéressés par des fonctionnalités d’alerte et de notification, 36% par des fonctionnalités de conseil et de prévision», souligne l’étude. En revanche, 14% des 18-24 ans connaissent le PFM. «Plus on est jeune, plus l’intérêt vis-à-vis des agrégateurs de comptes augmente. Les jeunes veulent que les choses soient simples, ce que permet le PFM», souligne Marc Campi. De même, un client multi-bancarisé aura tendance à connaître mieux le PFM qu’un client mono-bancarisé : 5% des clients d’une ou deux banques connaissent ce terme contre 17% des clients de cinq banques et plus.
Un véritable rôle de coach financier
Récemment, plusieurs banques françaises ont cherché à établir des rapprochements avec des agrégateurs de comptes. Il y a quelques jours, le Crédit Agricole a pris le contrôle de Linxo et BNP Paribas a également noué un partenariat stratégiqueavec Tink. «C’est un modèle de partenariats gagnant-gagnant entre les banques, les fintech et les fournisseurs de solutions de PFM. Les agrégateurs ont apporté un vrai service mais ils avaient du mal à trouver un modèle économique rentable. Les banques vont chercher à améliorer l’expérience de leurs clients dans la banque au quotidien, notamment grâce à l’intelligence artificielle (IA). La banque va vouloir devenir un vrai coach financier», précise Marc Campi. De son côté, la fintech française Lydia a fait part de son intention de lancer un historique qui agrège les comptes bancaires.
La DSP2 permet aux utilisateurs d’agrégateurs de comptes d’être mieux protégés. Cette réglementation «prévoit la mise en place de ponts sécurisés pour le partage des données. Les banques ont ainsi l’obligation de fournir des données aux agrégateurs et en contrepartie les agrégateurs sont réglementés. A ce stade, la DSP2 patine encore un peu, il faut que les API [interface de programmation] fonctionnent. Les agrégateurs continuent de faire de l’extraction de données (screen scraping)», estime l’expert de Square. Mais pour ce dernier, l’intérêt des Français vis-à-vis des agrégateurs de compte n’en n’est qu'à ses débuts : «demain, grâce à la technologie et à la familiarisation des banques avec ces outils, les gens pourront mieux gérer leur argent au quotidien : leur banque ou leur agrégateur jouera un véritable rôle de coach financier.»
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable