La fintech Villyz veut donner du sens à l’épargne des Français
La plate-forme, qui doit se lancer en octobre, veut combiner le financement bancaire et citoyen pour financer les projets d’intérêt général des collectivités.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Pauline Armandet
Villyz met en relation les collectivités territoriales avec les citoyens et les banques pour financer des projets d'intérêt général.
-
Image par RGY23/Pixabay
Villyz, c’est le nom de la nouvelle start-up française fondée, entre autres, par trois anciens de l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution). Entre le modèle de la fintech et de la govtech, la plate-forme veut combiner le financement bancaire et citoyen pour financer les projets d’intérêt général des collectivités. Son lancement est prévu pour le mois d’octobre.
«Nous sommes nés pendant la crise du Covid, avec la volonté de donner du sens et de l’impact à l'épargne des Français. En tant que citoyen, il est difficile de savoir à quoi est employé son argent, alors que de nombreuses personnes souhaitent investir dans des projets à impact local», confie à L’Agefi Arthur Moraglia, co-fondateur de Villyz.
Concrètement, les Français pourront financer des projets via des prêts avec intérêt aux collectivités ou organismes publics. Le taux est fixé par la collectivité et devra être au moins égal à deux fois celui du livret A, soit 1%. «L’investissement citoyen sur Villyz est fiable, rémunérateur et à fort impact local», précise l’ancien expert fintech de l’ACPR.
La plate-forme veut s’insérer dans une niche qu’elle considère comme prometteuse : le marché du financement des collectivités locales, qui n’a pas été «véritablement» pénétré par les fintech, estime Arthur Moraglia. «La seule manière d’accompagner la transformation de ce marché en y apportant de l’innovation, c’est de travailler en étroite coopération avec les acteurs bancaires», précise l’entrepreneur.
Pour ce dernier, les banques «souhaitent aller vers une meilleure standardisation des contrats de crédit aux collectivités, pour se concentrer sur certaines opérations à forte valeur ajoutée». Elles pourront soit avoir accès direct aux collectivités qui réalisent leur demande de financement sur la plate-forme Villyz, soit proposer à leur clientèle actuelle d’inclure une part de financement citoyen dans leur prochain financement.
Fondée en mars dernier, Villyz est sur le point de boucler une première levée de fonds. Pour se rémunérer, elle prélèvera une faible marge sur l’intermédiation bancaire lorsque les collectivités se financent directement via Villyz ou sur le financement citoyen «lorsque que nous réalisons cette activité pour la clientèle d’une banque partenaire. C’est par l’effet volume que nous avons vocation à devenir rentable», précise Arthur Moraglia.
Pour opérer, la fintech s’appuiera sur l’agrément d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) et d’intermédiaire en financement participatif (IFP), modèle récemment permis par l’entrée en vigueur de la loi Pacte.
Située dans le 14e arrondissement de Paris, loin de l’effervescence des événements fintech du Palais Brogniart, la start-up compte rapidement se faire un nom. Si son modèle est singulier, elle devra néanmoins faire face à la concurrence d’acteurs déjà en place, telle que la plate-forme de crowdlending Lendopolis.
Avec l’assurtech Seyna, Villyz est l’une des rares fintech françaises fondée par des anciens de l’ACPR. L’équipe, actuellement composée de six personnes, dont Arthur Moraglia à la stratégie et au développement, Sylvain Peyron aux finances et données et Anne-Sophie Lawniczak sur les aspects juridiques et réglementaires, a vocation à grossir rapidement.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le lancement par Defiance ETFs du premier ETF américain dédié à la robotique humanoïde chinoise (CROB) met en lumière une domination désormais écrasante de Pékin sur ce marché naissant.
Un fournisseur d'équipements de production pour des studios de cinéma a été repris par ses créanciers après un défaut de paiement sur sa dette, a appris le Financial Times. La branche de crédit privé de BlackRock, HPS Investment Partners, ainsi que le spécialiste de la dette décotée Oaktree Capital, figurent parmi le groupe de créanciers ayant pris le contrôle la semaine dernière de MBS Group, selon des personnes proches du dossier. Les précédents propriétaires du groupe, Hackman Capital Partners et Affinius Capital, sont sortis du capital à l’occasion de cette opération, ajoutent ces sources. Hackman Capital et Affinius avaient racheté MBS en 2019 à Carlyle pour 650 millions de dollars.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
SERIE D’ETE (3/5). Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent
Le président américain pousse auprès de ses conseillers pour une rencontre avec le dictateur nord-coréen à l’automne, rapporte en exclusivité le Wall Street Journal.
Au lendemain de sa présentation, la Ferrari Luce faisait presque figure d’erreur de casting : le marché avait sanctionné le titre en Bourse et les commentaires des passionnés oscillaient entre incompréhension et consternation. Trois mois plus tard, le scénario est tout autre. A Monterey, mi-août, la première Luce a battu un record en vente aux enchères. Voilà comment la firme de Maranello a transformé la controverse en valeur.