La Bred déploie IBM Watson pour traiter ses emails
Après le Crédit Mutuel et Orange Bank, c’est au tour de la Bredde miser sur IBM Watson. Elle annonce aujourd’hui le déploiement du robot d’intelligence artificielle (IA), disponible sur le cloud public d’IBM, pour traiter les emails de 1.800 collaborateurs. «Notre stratégie est de dégager du temps pour les conseillers, d’augmenter la valeur ajoutée qu’on apporte à nos clients. Ce que veulent les clients, c’est du contact humain», explique Florent Beaudoire, directeur de projets, direction développement à la Bred. «Le logiciel peut également les sécuriser sur des sujets de conformité. Cet outil est perçu par nos conseillers comme une aide au quotidien et non pas comme une menace», précise-t-il.
Chaque année, le volume d’emails entrants croît de 5%. En moyenne, chaque conseiller de la Bred reçoit une dizaine de demandes de clients par jour. «Les gains de temps observés procurent des gains de productivité importants», souligne Jean-Philippe Desbiolles, vice-président de Watson IBM France. La solution possède trois fonctionnalités : elle détecte une vingtaine d’intentions contenues dans des demandes clients sur la banque de détail, propose des modèles de réponses en lien avec la demande et peut indiquer une notion d’urgence.
Un système «apprenant»
Comme tout système d’IA, il est dit «apprenant». La Bred a ainsi déployé une équipe d’amélioration continue de deux personnes chargées de décider si le système d’IA traitera une question ou non. «Cela laisse une grande souplesse dans l’évolution de l’outil en fonction de la stratégie de la banque et des retours des conseillers», indique Florent Beaudoire. «La Bred doit par exemple se demander : est-ce que nous souhaitons intégrer de nouvelles requêtes au sein de la solution ? Cette amélioration se fera au fur et à mesure. Elle vient des collaborateurs eux-mêmes et de l’équipe d’amélioration continue», indique Jean-Philippe Desbiolles
En France, Orange Bank, le Crédit Mutuel, la Caisse d’Epargne Île-de-France et Generali ont déployé la solution d’IBM Watson en espérant un retour sur investissement. Le Crédit Mutuel, qui déploie IBM Watson depuis 2017, a évoqué une économie de 60 millions d’euros en 2018, malgré un coût de 40 millions d’euros sur cinq ans. De son côté, la Bred ne souhaite pas communiquer sur le coût de la solution ou ses gains espérés.
Plus d'articles du même thème
-
L’industrie automobile américaine hausse le ton contre la Chine
L’Alliance for Automotive Innovation (AAI) demande au Congrès d’interdire aux Etats-Unis de manière permanente les véhicules chinois connectés. -
Anthropic et OpenAI rivalisent d’annonces avant leurs IPO
Ligne de crédit renouvelable de 15 milliards de dollars d’un côté, nouvel outil, GPT-6 Astra, aussi puissant qu’inquiétant de l’autre : avec leurs annonces impressionnantes, les deux stars de l’IA veulent épater les marchés et les investisseurs. -
Gaël Monfils veut devenir gestionnaire de fortune
Une fois sa carrière terminée, le joueur de tennis français devrait rejoindre dès l'année prochaine le gestionnaire de fortune Alphaswiss basé à Genève.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Le président de la Fed penche pour une hausse de taux dès septembre
Contenu de nos partenaires
-
IA : avec son nouveau modèle Astra, OpenAI assure le spectacle
L'entreprise de Sam Altman a dévoilé hier soir son nouveau modèle d'IA. La bataille à distance contre Anthropic pour dominer l'intelligence artificielle continue de plus belle -
Royaume-Uni : à Birmingham, le duo Farage-Bardella a rejoué la carte de l’Entente cordiale
Le chef du Rassemblement national était l’invité d’honneur de Nigel Farage à la conférence de rentrée de Reform UK. Sur la scène principale, ils ont signé un protocole d’accord autorisant le renvoi en France des migrants en situation irrégulière interceptés dans la Manche -
Entre l'Espagne et le Maroc, l'apaisement tourne au piège politique pour Pedro Sanchez
Après la crise migratoire à Ceuta, le Premier ministre espagnol rejette toute responsabilité du Maroc. Mais la stratégie pourrait lui coûter très cher, alors qu'il est accusé de manquer de fermeté jusqu'au sein de son gouvernement