Goldman Sachs s’allie à la fintech Marqeta pour proposer des comptes courants
Goldman Sachs avance un peu plus pour élaborer ses services de banque de détail en ligne. La banque d’investissements a noué un partenariat avec la start-up Marqeta pour concevoir son offre de comptes courants de sa banque américaine Marcus, qui doit être lancée cette année, ont annoncé les deux sociétés jeudi.
La banque, qui a investi dans Marqeta, espère que ce partenariat lui permettra de créer plus de services personnalisés de banque digitale à ses clients, a-t-elle indiqué.
Lancée en 2016, Marcus a permis à Goldman de diversifier ses revenus et ses sources de financement en proposant des comptes d’épargne et des offres de crédits aux clients. Auparavant, elle opérait uniquement en tant que banque d’investissement et maison de négoce, s’appuyant sur l’argent du marché de gros.
Goldman Sachs, qui a amassé plus de 96 milliards de dollars en dépôts de clients via Marcus en septembre 2020, investit fortement dans son activité de banque de détail.
Marqeta, spécialisée dans l’émission de cartes de paiement, apporte dans son escarcelle des grands noms des entreprises de paiement en ligne telles que Square et Klarna, et compte Mastercard et Visa parmi ses investisseurs. Elle a vu son activité bondir en 2020, portée par les confinements liés au Covid-19, qui ont fait monter la demande pour les paiements en ligne.
Preuve de ses ambitions, Marqeta viserait une introduction en Bourse (IPO) cette année, et à la clé une valorisation de 10 milliards de dollars, indiquait fin novembre l’agence Bloomberg. En mai dernier, elle avait bouclé un tour de table de 150 millions de dollars, doublant sa valorisation à 4,3 milliards de dollars. Son partenariat avec le géant Goldman Sachs pourrait lui permettre d’accélérer ses projets.
Plus d'articles du même thème
-
CDP Venture Capital SGR soutient les start-up de la deeptech italienne
La filiale de la Caisse des dépôts et consignations italienne a investi dans le cinquième fonds du gérant français Jolt Capital, visant à financer la croissance internationale des start-up de la deeptech en Europe. -
Crédit Agricole Assurances fait ses premiers pas dans la finance tokenisée avec Amundi
Le premier assureur de France a réalisé un investissement de 100 millions d’euros dans un fonds tokenisé par le gérant maison. -
Spiko lève 90 millions de dollars en série B
Le leader français des fonds monétaires tokenisés a levé 120 millions de dollars depuis sa création en 2023.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les marchés monétaires recommencent à inquiéter en zone euro
Contenu de nos partenaires
-
« Nous ne sommes pas satisfaits » : la FNSEA envisage des manifestations d'agriculteurs à Bruxelles contre le budget européen
Le principal syndicat agricole temporise quant au risque d’une explosion de la colère en France, cet hiver, mais annonce qu’une mobilisation devant la Commission européenne est à l’étude -
Sociétés civiles de placement immobilier : la crise n’est pas finie !
Vendue avant 2020 comme étant un placement sans surprise, la société civile de placement immobilier ne l’est pas. Le marché a fait le tri entre les patrimoines. Certaines SCPI n’ont pas vu leur valeur liquidative chuter et affichent des rendements alléchants, mais d’autres en revanche ne sont toujours pas tirées d'affaire. Des investisseurs qui veulent sortir restent piégés, d’autres sortent à tout prix. Même si cela ne représente qu’une partie du marché, cela oblige à repenser l’investissement dans la pierre-papier. D’autant que la hausse des taux pèsera sur les prix de parts. -
Marine Le Pen et le Conseil constitutionnel : les dessous d’un bras de fer
En réclamant la démission de Richard Ferrand, Marine Le Pen entre en conflit ouvert avec les Sages. Derrière l’affrontement, une question stratégique : comment appliquer son programme sans se heurter aux règles constitutionnelles, ni donner le sentiment de vouloir passer en force ?