Fini les alertes sporadiques. Avec Wirecard, la fintech européenne tient le plus gros scandale de sa jeune histoire, à son corps défendant tant l’effondrement du groupe allemand rappelle d’autres arnaques à l’ancienne. Le retour à la réalité est cruel pour un écosystème qui a réussi à tirer du purgatoire un métier emblématique de la vieille industrie bancaire, les paiements. Quoi de plus basique et sans relief que le transfert d’argent ? En quelques années pourtant, une génération de nouveaux acteurs a hissé cette fonction jusqu’à des sommets boursiers, regardant de très haut les établissements de crédit traditionnels.
Un pied dans la tech et ses multiples de valorisation affolants, l’autre dans la finance, c’est en jouant sur ces deux tableaux que Wirecard n’a guère eu de mal à tromper la vigilance défaillante du superviseur allemand. Ce cas extrême et sans doute frauduleux mis à part, l’ensemble du secteur a appris dès ses premiers pas à profiter d’une réglementation volontairement allégée en Europe pour favoriser l’innovation financière. Celle-ci, c’est vrai, s’accommode mal de corsets trop rigides. Il est toujours tentant de privilégier la croissance avant la compliance.
Or la déconfiture de Wirecard montre que les fintech, au même titre que leurs concurrents plus traditionnels, s’inscrivent au cœur de la tuyauterie financière. Les néobanques qui s’appuyaient sur la filiale du groupe au Royaume-Uni pour émettre des cartes de crédit se sont trouvées subitement privées de tout service lorsque l’autorité britannique a décidé de suspendre sa licence de monnaie électronique. La confiance de leurs clients, incapables de mouvoir leurs fonds, en sera durablement affectée. Les fintech ont érigé en vertus cardinales l’ergonomie des applications, les tarifs low-cost, la rapidité, la performance ; les voilà rappelées à l’exigence de sécurité des transactions, le b.a.-ba pour qui prétend jouer les tiers de confiance.
Heureuse coïncidence, la Commission européenne a lancé le mois dernier une consultation sur la stratégie de l’Europe en matière de finance digitale dans les cinq ans à venir. Du blanchiment d’argent aux cyberattaques, les infrastructures de paiement sont en butte à des menaces protéiformes. A mesure qu’une part croissante des volumes est traitée hors du champ bancaire traditionnel, régulateurs et superviseurs devront remettre à jour leur logiciel, et substituer à une approche par type d’acteurs un raisonnement par chaîne de valeur. Peut-être leur faudra-t-il resserrer certaines mailles du filet. Non pas pour brider l’innovation financière et technologique dont l’Europe a besoin, mais pour garantir sa diffusion la plus large auprès des consommateurs.
Malgré un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes, le spécialiste des paiements fractionnés réduit ses prévisions pour 2026. L’action plonge de plus de 20%.
Le fonds de capital-investissement cède, aux côtés d'autres actionnaires, sa participation dans la société israélienne spécialisée dans la détection de la fraude en ligne par biométrie comportementale.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
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Le président américain pousse auprès de ses conseillers pour une rencontre avec le dictateur nord-coréen à l’automne, rapporte en exclusivité le Wall Street Journal.