Facebook Pay est un système de paiement commun aux différentes applications du groupe.
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Capucine Cousin
Le système Facebook Pay permettra à ses abonnés de centraliser leurs informations de paiement.
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Pixabay
Facebook veut consolider ses outils de paiement. Il a dévoilé mardi un nouveau service, baptisé «Facebook Pay». Il permettra à ses abonnés de centraliser leurs informations de paiement en une seule fois pour effectuer des achats sur les différentes applications du groupe, Facebook, Messenger, Instagram et WhatsApp.
Les utilisateurs ne pourront pas l’utiliser pour détenir des liquidités, mais pourront y stocker leurs informations de carte de crédit. «Les paiements seront traités en partenariat avec des entreprises comme PayPal et Stripe [déjà partenaires de Facebook]», précise dans un communiqué Deborah Liu, vice-présidente de Facebook en charge de la plate-forme Marketplace. Ils pourront aussi «y voir leur historique de paiement, et gérer les méthodes de paiement en un endroit».
Pour l’heure, il n’est disponible qu’aux Etats-Unis, sur le réseau social Facebook et sa messagerie Messenger, où il permet par exemple de participer à des dons, d’acheter des jeux ou des billets d’entrée pour des événements, ou d’effectuer certains achats sur la plate-forme de revente d’objets Facebook Marketplace, selon le groupe. Il servira aussi à effectuer des transferts d’argent entre personnes sur Messenger. Dans un second temps, Facebook Pay sera étendu à la messagerie instantanée WhatsApp, ainsi qu’au réseau social Instagram.
Dans l’Hexagone, Facebook a déjà développé de manière embryonnaire des services de paiement : depuis deux ans, il permet d’effectuer des paiements entre amis sur Messenger, une fois que l’utilisateur y a renseigné sa carte bancaire.
Avec Facebook Pay, la firme de Menlo Park est assurée de mieux connaître ses utilisateurs. «Elle cherche à les garder le plus longtemps possible dans son écosystème, pour mieux connaître leur comportement, et créer un maximum de valeur», indique à L’Agefi Touag Zahreddine, directeur du trading chez Woorton, et co-fondateur de l’Association française pour la gestion des cybermonnaies.
Surtout, elle doit se légitimer dans les services financiers. «Facebook veut y aller pas à pas, et montrer que ce n’est pas incontrôlable», précise Touag Zahreddine. Car son autre grand projet dans le paiement, la future cryptomonnaie libra, et le projet distinct de portefeuille numérique Calibra, a du plomb dans l’aile, sous pression des régulateurs américains et étrangers. Les services de paiement PayPal, Stripe, ainsi que Visa et d’autres, s’en sont retirés. Pour pallier les critiques sur les risques de blanchiment d’argent via ses services, «la question de l’identité digitale sera centrale demain», poursuit l’analyste.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
Plus de 50 prestataires de services de paiement étaient candidats pour participer au projet de l'euro numérique. Seule une banque française a été sélectionnée : BPCE.
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