Coinhouse lève 2,4 millions d’euros pour favoriser l’accès aux crypto-actifs
La plate-forme française d'échanges de crypto-actifs Coinhouse annonce ce jeudi une levée de fonds de 2,4 millions d’euros dans le cadre d’une série A. Il s’agit d’une levée de fonds minoritaire, après un seed round de 450.000 euros en novembre 2017.
Aux investisseurs historiques (dont Eric Larcheveque, le co-fondateur de Ledger) viennent s’ajouter Consensys Ventures, Digital Currency Group ou encore XAnge. «Cette levée de fonds marque un tournant significatif pour construire la plate-forme européenne leader dans le domaine des crypto-actifs avec une approche premium» explique Nicolas Louvet, PDG de Coinhouse, qui espère ainsi «renforcer sa présence en Europe, développer ses produits et services et proposer un plus grand nombre de crypto-actifs sur la plate-forme.»
Le crypto-courtier propose à ses clients seulement trois crypto-actifs (le bitcoin, l’ether et le litecoin), bien que le Coinhouse Store en propose jusqu’à 200. L’objectif est «d’étendre le nombre de crypto-actifs disponibles au fur et à mesure que de nouveaux types de produits financiers deviendront commercialisables et distribuables» explique à L’Agefi Nicolas Louvet, qui envisage de mettre à disposition 15 crypto-actifs sur Coinhouse.
Coinhouse souhaite également développer ses solutions de custody, en étant capable de conserver les actifs numériques de ses clients. «Aujourd’hui, on a essentiellement une clientèle de particuliers, qui investit en moyenne près de 10.000 euros par an. On souhaite également s’adresser davantage aux clients plus «corporate» et institutionnels» souligne Nicolas Louvet.
«Ce n’est pas un contexte évident pour faire une levée de fonds, face à une baisse historique des crypto-actifs avec un environnement mondial assez incertain», admet Nicolas Louvet, qui a vu l’activité de sa start-up baisser en 2018. Il reste néanmoins optimiste pour 2019, «on s’attend à un regain du fait que les cours aient beaucoup baissé. La régulation devrait aussi amener certains clients à voir un intérêt dans les crypto-actifs.»
Fondée en 2014, Coinhouse revendique 150.000 clients en Europe. La start-up espère en conquérir 100.000 de plus d’ici la fin d’année 2019, et diversifier les profils «90% de nos clients sont Français, 10% sont issus de pays européens. On espère passer à 1/4 de clients de pays européens.»
Plus d'articles du même thème
-
AMD renforce sa position concurrentielle dans l’IA
Le fabricant américain de semi-conducteurs va acquérir la start-up World Labs pour 8,2 milliards de dollars par le biais d’une transaction entièrement payée en titres. -
Le prospectus d'introduction en Bourse d'Anthropic met en lumière de nombreux «facteurs de risque»
La fuite dans la presse du document S-1 d’introduction en Bourse d'Anthropic révèle notamment que l’éditeur de Claude a perdu 8 milliards de dollars l'an dernier pour un chiffre d'affaires de 4,6 milliards de dollars. -
Le choc chinois 2.0
Le premier choc chinois avait fait de la Chine l’usine du monde. Le second pourrait rebattre les cartes de la puissance industrielle et technologique mondiale. Face à ce «choc chinois 2.0», l’Europe doit certes réagir, mais elle doit surtout agir, prévient Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques du Groupe Crédit Agricole.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
#DigitalCitizenL'IA et affaire Thélyson Orélien : je est un autre - par David Lacombled
Le recours aux solutions d’intelligence artificielle générative est si massif que tout écrit devient suspect -
In folioSophie Divry et Anaïs Llobet : harcèlement sur conjoint
Sophie Divry a le coup d’œil : elle pénètre tout de suite au cœur du couple que forment Isabelle et Xavier, relève chaque contrariété, chaque détail révélateur, jusqu’aux questions les plus triviales, celles qui pèsent le plus -
« Une tentative d’assassinat politique » : Jordan Bardella et le RN font bloc malgré les accusations
Jordan Bardella, Marine Le Pen et les cadres du RN ont poursuivi l’opération déminage mardi après l’enquête de Mediapart accusant l’eurodéputé d’antisémitisme.