Arquant Capital va proposer de la gestion active et passive sur bitcoin et ethereum
L’entreprise n’est pas la première à être régulée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) en tant que société de gestion sur les crypto-actifs. Mais avec l’agrément AIFM (fonds alternatifs) obtenu le 9 mai au bout de neuf mois de procédure, Arquant Capital sera la première fintech à proposer à la fois des fonds sur bitcoin et ethereum à destination des institutionnels et des professionnels en gestion active et passive, investis directement en actifs numériques. «Le but est de faciliter l’accès à cette classe d’actifs pour les clients professionnels ayant des contraintes de standard de marché. Mais aussi de les accompagner avec une gestion active pour ceux qui ne savent pas bien gérer la volatilité liée aux crypto», explique son PDG, Eron Angjele.
Cet agrément est à distinguer de l’enregistrement PSAN (prestataire de services sur actifs numériques), ce qui permettra à l’entreprise de proposer de la gestion collective. Elle ne pourra pas, en revanche, détenir directement de crypto-actifs pour le compte de ses clients.
Eron Angjele a passé dix-sept ans à La Banque Postale Asset Management. Trouvant le marché «totalement guidé par les injections massives de liquidités des banques centrales», il cherche à changer d’air en 2018 et rencontre Antoine Paris, issu du monde de la business intelligence et du big data. «Antoine venait de perdre beaucoup d’argent dans les crypto. Il cherchait alors des solutions de gestion des risques. Il m’a proposé d’essayer de concevoir cette solution et m’a sensibilisé aux possibilités qu’offrait la ‘blockchain’ pour la finance», explique le dirigeant. Il propose ensuite à Gautier Chauvin, notamment passé chez Goldman Sachs et avec plus de vingt ans d’expérience dans la gestion et l’animation d’équipes commerciales, de le rejoindre.
Avec Florent Vanaerde, expert en stratégies quantitatives, les trois hommes vont cofonder Arquant Capital en 2019, année de la mise en place de la loi Pacte, qui commencera à préciser le cadre juridique autour des crypto-actifs. Pour Gautier Chauvin, responsable des ventes, «le timing était parfait. On sentait que les mentalités commençaient à changer vis-à-vis des crypto, de moins en moins associés à la cybercriminalité. L’encadrement réglementaire a été très bénéfique à l’écosystème. Et 2021 a confirmé cette tendance, avec l’arrivée d’institutionnels dans le secteur». Reste à confirmer dans un environnement 2022 plus incertain.
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